vendredi 12 mars 2010

Israël et son image

publié le jeudi 11 mars 2010
Michel Warschawski

 
Un an après les massacres de Gaza, la Semaine contre l’apartheid israélien vise à attirer l’attention de l’opinion internationale sur les discriminations de l’état hébreu envers la Palestine.
L e mouvement de solidarité avec la Palestine organisait, dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique, à partir du 4 mars, une Semaine contre l’apartheid israélien : conférences et manifestations visaient à mettre en évidence la discrimination à l’encontre des Palestiniens qui caractérise le régime israélien. Certes, Israël n’est pas l’Afrique du Sud, ne serait-ce que parce qu’un million de Palestiniens ont le droit de vote et une dizaine d’entre eux siègent au Parlement. Pourtant, le régime israélien a plusieurs traités qui évoquent l’apartheid : la discrimination entre citoyens juifs et non juifs qui est inscrite dans la définition même d’Israël comme Etat juif et dans de nombreuses lois et pratiques gouvernementales.
Ensuite, dans l’existence de « Bantoustans palestiniens », zones autogérées par l’Autorité palestinienne, mais contrôlées par l’Etat hébreu. Comme en Afrique du Sud des dernières décennies de l’apartheid, les Palestiniens y ont leur administration et leurs forces de police, mais le pouvoir réel est aux mains ’Israël. Apartheid comme philosophie aussi puisque ce mot signifie en néerlandais « séparation » et que celle-ci est au coeur de l’idéologie sioniste dominante, et a sous-tendu lac guerre de 1948 : pour le sionisme, Israël doit être un « Etat juif » dans un sens démographique, c’est à dire un Etat de Juifs uniquement, ou aussi uniquement que possible.
Cette Semaine contre l’apartheid israélien a eu un réel écho, en particulier à cause de « l’effet Gaza » qui, un an après le massacre, continue à sensibiliser l’opinion internationale. Elle n’a pas non plus laissé indifférents Israël et ses amis : le Parlement de l’Ontario au Canada, par exemple, a adopté une motion dénonçant cette initiative ; plusieurs députés israéliens ont demandé de retirer l’immunité parlementaire au député arabe Jamal Zahalka et de l’inculper, ainsi que moi-même … pour trahison, pour avoir participé à à cette campagne internationale.
Parallèlement, le gouvernement de Tel-Aviv a décidé de lancer une contre-offensive et d’organiser des événements visant à mettre en évidence la démocratie israélienne. Cette campagne de propagande n’a que peu d’effet, depuis que les opinions publiques ont été confrontées aux images du massacre de Gaza. C’est ce qui peut expliquer pourquoi une partie de la classe politique israélienne a pris la décision de renoncer à ce qu’elle appelle la « bataille internationale sur l’image d’Israël ».
Pour le mouvement de solidarité, au contraire, cet état d’esprit critique envers Israël offre l’occasion de donner un second souffle à la campagne de BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) qui mobilise des dizaines de milliers de personnes souhaitant se servir de la campagne internationale contre l’apartheid en frique du Sud comme modèle pour isoler le régime colonial israélien. Dans cette campagne, la France a pris un retard certain, comparé aux pays anglo-saxons et scandinaves. Il est temps que le mouvement de solidarité avec la Palestine passe la vitesse supérieure et fasse de la campagne BDS une priorité.
publié par Siné Hebdo , "le journal mal élevé", hebdomadaire en vente dans les kiosques (2 euros) tous les mercredis.

Condamnation unanime du nouveau projet de construction à Jérusalem-Est

publié le jeudi 11 mars 2010
Catherine Monnet et Karim Lebhour

 
Les condamnations se sont multipliées au lendemain du feu vert du gouvernement Netanyahu à la construction de 1 600 logements de colons juifs à Jérusalem-Est. Une « insulte », selon les Arabes. La presse israélienne, elle-même, évoque un « crachat au visage » de Washington, alors que le vice-président américain était en tournée au Proche-Orient. Joe Biden était venu tenter d’arracher une reprise des négociations indirectes en Israël et les Palestiniens. Il était ce mercredi 10 mars à Ramallah. Côté palestinien, on estime que l’heure n’est plus vraiment aux négociations.
C’est un Joe Biden, gratifiant le président Abbas d’une chaleureuse accolade et l’enveloppant d’un bras protecteur qui a fait son entrée ce mercredi 10 mars à la Moukata, le siège de l’Autorité palestinienne. Lors de sa visite dans les Territoires, le vice-président américain a une nouvelle fois condamné la décision israélienne de construire plus de 1 500 logements à Jérusalem-Est, une mesure qui « sape la confiance » nécessaire à la reprise des pourparlers et qui empêche, d’après Joe Biden, de « commencer et de produire des négocations fructueuses ».
Menaces sur le dialogue israélo-palestinien
Joe Biden, le bon ami de Benyamin Netanyahu à Washington, sait aussi montrer qu’il est vraiment faché en arrivant, comme il l’a fait, avec plus d’une heure de retard à un diner offert par le couple Netanyahu. Quant à l’homme qui est à l’origine du courou américain, le ministre de l’Intérieur Eli Yishaï -qui a annoncé mardi 9 mars le nouveau plan de construction- il s’est excusé d’avoir créé un tel embarras et assure n’avoir voulu provoquer personne.
Ce n’est pas l’avis de nombreux commentateurs israéliens qui accusent le Premier ministre d’avoir « ruiné » la visite de Joe Biden et « torpillé » la relation israélo-américaine.

La colère des Palestiniens

Ça devait être la semaine de reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Ces discussions de proximité, comme on les appelle, ont été totalement éclipsées par cet accroc diplomatique sur Jérusalem-Est.
Côté palestinien, on estime maintenant qu’il est prématuré de parler d’une reprise de processus de paix. Mahmoud Abbas a dit que la décision de reprendre des négociations, même indirectes, avaient été difficiles et que l’annonce de ces logements à Jérusalem-Est pourrait bien faire dérailler ces discussions avant même qu’elles ne commencent.
Et puis, il y a aussi une certaine satisfaction côté palestinien parce que l’annonce de constructions dans la colonie de Beitar Ilit, lundi, en Cisjordanie, était passée presque inaperçue. Eh bien là, ces annonces à Jérusalem-Est ont tapé dans le mille si l’on peut dire. Et en faisant cette annonce, au moment de la visite de Joe Biden, Israël apparaît comme le fauteur de troubles alors que les Palestiniens eux-mêmes étaient très hésitants à reprendre ces négociations.
Des actes, pas des paroles
Les dirigeants palestiniens attendent surtout des mesures concrètes, notamment des mesures économiques. En tout cas, c’est ce que Mahmoud Abbas a dit à Joe Biden, ici, à Ramallah. Il a notamment dit que les condamnations verbales de la politique israélienne ne suffisent plus, qu’il faut maintenant des actes. Les Palestiniens voudraient que les Etats-Unis et l’Europe également prennent des mesures de rétorsion quand des constructions sont lancées en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est.
Les Etats-Unis, disent-ils, peuvent jouer de l’aide militaire qu’ils offrent à Israël. Les Européens, eux, peuvent jouer des liens commerciaux qu’ils ont avec Israël. On est encore loin évidemment de ces sanctions, mais en tout cas l’idée fait son chemin et est rendue un petit peu plus crédible par ce pataquès diplomatique pendant la visite de Joe Biden.
[1] correspondant à Ramallah, Karim Lebhour

10 000 colons de plus en 2009

publié le jeudi 11 mars 2010
Gilles Paris

 
On s’étonnait lundi de l’annonce de 112 logements supplémentaires à Betar Illit à la veille de l’arrrivée du vice-président américain Joe Biden, c’était sans compter les 1 600 rendus publics à Jérusalem qui ont, selon la presse israélienne de mercredi, provoqué la colère du ministre de la défense israélien Ehoud Barak (celui là même qui avait autorisé les 112).
Ces annonces coïncident avec la publication par le Bureau central des statistiques israéliens des premiers chiffres (sujets à révision) concernant l’évolution de la population israélienne en Cisjordanie, hors Jérusalem-Est en 2009. Cette population a enregistré en 2009 une hausse de 4,9%, certes légèrement plus faible qu’en 2008 (5,1%) mais qui se traduit par un accroissement de 10 000 Israéliens, et le franchissement de la barre de 300 000 personnes. En ajoutant Jérusalem-est, le chiffre total d’Israéliens installés dans des territoires conquis militairement en 1967 est sans doute très de proche du demi-million.
Comme le souligne le Bureau israélien, la moitié de cette population supplémentaire enregistrée en 2009 concerne les trois plus grandes colonies que les Israéliens entendent annexer. Les deux premières, Modiin Illit (44 000 habitants) et Betar Illit (36 000), peuvent l’être d’autant plus facilement qu’elles jouxtent la Ligne verte de 1949. Il n’en va pas de même avec Maale Adoumim (34 000), à l’est de Jérusalem et qui pourrait, en cas de connection renforcée avec la ceinture de quartiers de colonisation érigés à l’est de la Ville sainte parachever ce dispositif visant à rendre impossible une partition de Jérusalem.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou paix"

La fin de la politique américaine au Moyen-Orient ? Bilan & perspectives (de 2003 à nos jours)

publié le jeudi 11 mars 2010
Vincent Fromentin

 
Cet article est le quatrième volet consacré à la politique américaine au Moyen-Orient de 1919 à nos jours. Le premier volet (1919-1979) analyse la progressive mainmise américaine sur les anciennes possessions européennes et la confrontation au bloc soviétique ; le deuxième volet (1979-1991) se consacre à l’effondrement de l’influence de l’URSS au Moyen-Orient et le contrôle total américain sur les ressources énergétiques régionales ; le troisième volet (1991-2003) analyse la politique progressivement unilatérale américaine face à la montée du terrorisme international.
Si les États-Unis annoncent la fin des combats majeurs en Irak en mai 2003, le « bourbier irakien » perdure encore jusqu’à l’élection présidentielle de Barak Obama en janvier 2009. Cet enlisement du conflit constitue une aubaine stratégique pour l’Iran qui, en juin 2005, élit un président plus radical et en profite pour nouer de fortes relations avec les chiites irakiens, avec la Turquie et plus officieusement avec le Hamas et le Hezbollah en contribuant à la vente d’armes.
Politiquement, les États-Unis se sont discrédités dans le monde arabe par les motivations controversées du recours à la guerre contre l’Irak, par l’usage de la torture et de la violence (Guantanamo) et par leur soutien à la politique extrémiste israélienne. Ce discrédit met en péril leur projet de « Grand Moyen-Orient » lancé en 2004. En outre, en juillet 2006, l’attaque israélienne, soutenue par les États-Unis, contre le Hezbollah au sud Liban contribue à affaiblir l’État libanais, symbole de la démocratisation depuis le retrait syrien d’avril 2005. Enfin, la non-reconnaissance de la victoire du Hamas en janvier 2006 aux élections du Parlement palestinien et la campagne d’isolement dramatique du Hamas à Gaza par les États-Unis et ses alliés européens entachent la volonté américaine de développer les processus de démocratisation.
La politique américaine de « Grand Moyen-Orient » souffre de profondes contradictions et a vraisemblablement perdu l’initiative. L’élection d’Obama en 2009 marque-t-elle son regain ou sa fin ?

1. De la « guerre contre le terrorisme » à un remodelage du Grand Moyen-Orient (2003-2004)

Le jugement défavorable porté par l’opinion publique des pays arabes ne cessent de croître depuis l’invasion de l’Irak en 2003, malgré une inflexion en 2009. L’université du Maryland (pr. Zogby) publie chaque année un sondage très intéressant et détaillé réalisé auprès de 6 pays arabes : 64% de l’opinion publique jugeait les États-Unis défavorablement en 2007, 83 % en 2008, et 77% en 2009. Sans être plébiscité majoritairement (45%), Barak H. Obama augure d’un changement favorable de la politique américaine pour le Moyen-Orient.
En 2004, cependant, face à sa perte de popularité tant au Moyen-Orient qu’auprès des américains eux-mêmes, Bush modifie sa tactique et propose une solution de dialogue, de partenariat et de dissuasions pour enclencher le « cercle vertueux » de la démocratisation.
D’une logique sécuritaire immédiate à des visées plus réalistes à très long terme
Ce brusque revirement d’une « guerre globale contre la terreur » à un large partenariat suscite des réticences, des méfiances quant à la sincérité du projet. De fait, l’idée d’un Grand Moyen-Orient, évoquée initialement à Washington en février 2003 puis développée plus avant en mai à l’Université de Caroline du Sud, subit des transformations et des adaptations.
Déjà, en décembre 2002, le Département d’État lance le Middle-East Partnership Initiative (MEPI) dans le but de « soutenir la participation politique, renforcer la société civile et l’autorité de la loi, encourager la participation des femmes et de la jeunesse, susciter des partenaires éducatifs et favoriser les réformes économiques ». Dans cet esprit, les États-Unis proposent le Great Middle East Initative (GMEI).
Ce plan n’emporte pas l’enthousiasme et il est modifié pour être présenté à Davos par Dick Cheney en janvier 2004 puis au sommet du G8 en juin à Sea Island. La tactique change : « aider les peuples du Moyen-Orient à surmonter leur « déficit de liberté » est, en fin de compte, la clé pour remporter la guerre globale contre le terrorisme ». L’attitude vibrionnante américaine, si elle obtient une adhésion formelle des partenaires, ne parvient pas à se concrétiser par la suite : c’est un échec diplomatique pour Washington.
Les raisons sont simples à comprendre puisque, si les intentions du projet sont louables et réussissent à emporter une adhésion de principe, l’Europe y voit la mise en péril de son Partenariat Euro Méditerranéen (PEM) proposé par l’OTAN dès décembre 1994 et lancé à Barcelone l’année suivante. De surcroît, les pays arabes voient dans l’extension de l’influence américaine sur le Maghreb une nouvelle volonté impérialiste.
Néanmoins, cette initiative américaine contribue à impulser des décisions politiques en faveur d’un processus de démocratisation régional. En mars 2004, la Ligue Arabe, réunie à Alexandrie, s’engage à tenir un plan de démocratisation et de développement social et économique (appelé document d’Alexandrie), réaffirmé au Sommet de la Ligue Arabe en mai à Tunis. Le Maroc, à ce titre, après avoir accueilli son premier « Forum sur l’avenir », a bénéficié en 2004 du qualificatif d’allié majeur non-OTAN des États-Unis (Major Non-Nato Ally), à l’égal du Pakistan et du Koweït.
La globalisation de la notion de terrorisme
« Notre guerre contre la terreur commence avec Al Qaida mais ne s’arrête pas là. Elle ne s’achèvera pas avant que tous les groupes terroristes de portée mondiale n’aient été trouvés, arrêtés et vaincus. »
George W. Bush, 20 septembre 2001
Qu’en est-il alors de la lutte contre le terrorisme initiée en 2001 ?
Nous pourrions prendre en contrepoint la phrase d’Oscar Wilde dans le Déclin du Mensonge (1889), « Sans doute y eut-il à Londres des brouillards depuis des siècles, mais personne ne les voyait, de sorte que nous n’en savions rien. Ils n’eurent pas d’existence tant que l’art ne les eut pas inventés », pour parler d’al Qaïda… La focalisation médiatique sur al Qaïda contribue à instaurer une menace globale.
Ainsi, les États-Unis profitent de cette menace globale médiatique pour intégrer, dans la liste des menaces terroristes établie par le Département d’État, des organisations qui n’ont aucun rapport avec un quelconque fondamentalisme ou islamisme : en 2004, on y trouve, entre autres, l’Armée de Libération du Rwanda, l’Armée Rouge Japonaise, l’Irish Republic Army, le Parti Communiste du Népal, le Parti Communiste de l’Union Indienne, la Résistance Antifasciste du Premier Octobre, le Tunisian Combattant Group, etc. Quatre pays sont étiquetés « États sponsorisant le terrorisme » (« State Sponsors of Terrorism ») : le Soudan, la Syrie, l’Iran et … Cuba !
Sur le plan intérieur, le 24 octobre 2001, immédiatement après les attentats, les États-Unis votent l’US Patriot Act, loi provisoire et circonstancielle, qui réduit considérablement les libertés individuelles séculaires du Bill of Rights. La loi antiterroriste permet, pour les personnes suspectées d’accointance avec le terrorisme, de les placer sur écoute, de s’introduire grâce à des logiciels espions (baptisés Carnivore) dans les messageries informatiques. Le Patriot Act II, voté en novembre 2003, permet au FBI de s’introduire dans les systèmes informatiques pour récolter des informations personnelles sans contrôle judiciaire. En 2004, le président demande au Congrès de rendre permanente cette loi. En mars 2010, elle vient juste d’être reconduite pour un an supplémentaire, suite à l’attaque manquée sur le vol Amsterdam-Detroit.
Ces digressions ne sont pas sans intérêt pour comprendre le discrédit américain qu’utilisent certaines voix dans les pays arabes pour rejeter les plans américains.

2. Les obstacles au projet de Grand Moyen-Orient (2004-2009)

La montée en puissance de l’Iran
L’Iran a profité de la chute de l’Irak pour encourager l’arrivée au pouvoir des chiites, notamment grâce à la milice Badr basée en Iran jusqu’en 2003, et renforcer les liens existants avec eux. Ces éléments constituent un levier puissant au sein de la coalition chiite. L’élection d’un laïc radical, Mahmoud Ahmadinejad, le 24 juin 2005, balayant son adversaire modéré Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, fait craindre à Washington la mise en péril du processus de démocratisation et la poursuite du programme nucléaire.
De plus, ayant tout intérêt à voir les États-Unis s’embourber en Irak, l’Iran intervient militairement en 2007 sur le territoire irakien.
D’un point de vue économique également, l’Iran bénéficie de l’augmentation du prix du baril (notamment en 2003 et 2007) en raison du flux constant en provenance du Golfe. De surcroît, les capitaux iraniens affluent dans les villes saintes chiites du Sud de l’Irak comme Karabala et Al Najaf, renforçant les liens directs avec l’Irak.
Tous ces éléments contribuent à donner à Téhéran une grande influence auprès de Bagdad. Néanmoins, cette communauté de croyance n’implique en rien une soumission ou une dépendance de la minorité chiite irakienne à Téhéran. Un amalgame géopolitique est rapidement fait pour insister sur la montée en puissance d’un « arc chiite » qui, en réalité, est, certes, une communauté religieuse, mais traversée, tant à Téhéran qu’à Bagdad, de profondes divergences internes.
Le double jeu de la démocratie
Le premier point surprenant dans cette quête de démocratisation du Moyen-Orient est le redéploiement des alliances stratégiques : malgré leur rôle ambigu dans le terrorisme ou la prolifération nucléaire, le Pakistan, l’Arabie Saoudite ou la Libye redeviennent des États coopérant dans la lutte contre le terrorisme après les crispations diplomatiques du 11 septembre 2001. D’un autre côté, d’autres états ne bénéficient pas de ce même régime de faveur : frappes contre le Soudan, sanctions contre l’Iran, pressions sur la Syrie1
Le deuxième point est le soutien indéfectible des États-Unis à leur allié israélien. A partir d’avril 2005, il est sensible que les États-Unis, voulant parvenir rapidement à un accord politique sur le conflit israélo-palestinien, cherchent à faire accepter de « nouvelles réalités » par rapport aux propositions de Clinton, c’est-à-dire à abandonner l’idée d’un retour aux frontières de 1967. Autrement dit, progressivement, le discours américain tente de faire admettre l’état de fait de la colonisation. Même si la thèse de deux États reste d’actualité, la pression internationale ne suffit pas à empêcher la reprise des chantiers de colonisation (gelée par Rabin en 1992) du gouvernement de droite israélien.
Une paix médiatique ?
En 2005, le projet de Grand Moyen Orient de Bush emporte malgré tout un relatif enthousiasme occidental en raison de plusieurs avancées :
-  + Après le décès de Yasser Arafat, Mahmoud Abas, déjà présent aux négociations d’Oslo et considéré comme un « interlocuteur valable » par les États-Unis et Israël, élu le 9 janvier 2005, permet un rapprochement sensible entre l’Autorité Palestinienne et l’Etat hébreu. De son côté, Ariel Sharon promet le démantèlement de 21 colonies juives de la bande de Gaza ainsi que de 4 colonies de Cisjordanie.
-  En janvier 2005, les élections en Irak, malgré les menaces d’attentats, se déroulent correctement avec une participation inattendue (60%) : le kurde Djalal Talabani à la présidence intérimaire de l’Irak et le chiite Ibrahim al-Djaafari au poste de premier ministre augurent d’une démocratisation sur la bonne voie.
-  En Égypte, Hosni Moubarak promet la tenue d’élections multipartites.
-  En Arabie Saoudite, également, l’élection des conseillers municipaux se tient par un vote populaire (la population masculine).
Néanmoins, même si les États-Unis, après la réélection de Bush en 2004, infléchissent leur stratégie et si les media euphorisent sur l’élan démocratique, le retrait en Irak des troupes américaines est toujours périlleux en raison des fortes violences qui perdurent.
De plus, en Égypte, les élections multipartites reconduisent Moubarak pour un cinquième mandat après l’emprisonnement infondé de son rival Ayman Nour pour fraudes électorales.
Enfin, à Gaza, en janvier 2006, face à un Fatah désorganisé et corrompu, le Hamas parvient en remporter la majorité des sièges au Conseil législatif palestinien ; les États-Unis et l’Europe n’ont pas reconnu l’élection d’une organisation, considérée comme terroriste. Dès après, le Hamas est victime d’une campagne d’isolement et de sabotage, les États-Unis et ses alliés (notamment l’Égypte) soutenant les actions de la Fore de sécurité préventive (FSP) de Mohammad Dahlan, figure du Fatah et allié inconditionnel des États-Unis. Suite à l’enlèvement de Gilad Shalit, un soldat israélien, le 25 juin 2006, Israël arrête et retient en otage une grande partie des membres élus du Hamas. L’affrontement ouvert entre Fatah et Hamas à Gaza tourne à l’avantage de ce dernier en juin 2007 qui, malgré les bombardements israéliens, maintient sa mainmise sur Gaza. Face à cet imbroglio, Mahmoud Abas, soutenu par les américains et plusieurs états arabes (comme l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Égypte), en appelle à la communauté internationale en affirmant un lien, contesté, entre le Hamas et al Qaïda et décrète l’état d’urgence le 15 juin 2007 nommant à la tête d’un nouveau gouvernement un économiste pragmatique, Salam Fayyad. Mais la situation ne se stabilise pas car le Conseil législatif palestinien est bloqué, du fait de l’emprisonnement de ses membres élus du Hamas et de profondes divisions qui minent le Fatah.
La conférence d’Annapolis le 27 novembre 2007 se révèle être le symbole de la médiatisation de la politique américaine et de sa réelle incapacité opérationnelle à appliquer son projet de démocratisation. Effectivement, si les États-Unis ont réussi à convier autour de la table de discussion un large éventail de dirigeants arabes (dont l’Arabie Saoudite et la Syrie), les interlocuteurs présents sont incapables d’agir sur le terrain. L’obstination israélienne sur le maintien de la colonisation est un revers sonnant pour les américains et révèle finalement leur incapacité à infléchir la politique de leur allié. Mahmoud Abbas est confronté à une contestation de son pouvoir à Gaza avec le Hamas alors que sa réelle autorité repose sur des 7 territoires, émiettés et encerclés par les murs et les voies de contournement israéliens.
La crise de la légitimité politique dans les pays arabes révèle le fossé entre les peuples et les gouvernants.

3. En quête d’un nouveau départ pour la stratégie américaine ?

des annonces médiatiques et pleines d’espoir : le discours du Caire (4 juin 2009)
L’élection de Barak H. Obama relance l’espoir pour le Moyen-Orient. Avec la secrétaire d’État, Hillary Clinton, les États-Unis s’engagent à remodeler la région. Le Président a choisi le Caire, lieu controversé pour son autocratie et son immobilisme, mais allié et considéré encore comme un relais culturel et médiatique dans la région. Dans son discours, il fait preuve d’une grande ouverture et d’une grande compréhension des enjeux. Il souhaite s’adresser au monde musulman et modifier sa perception des États-Unis. Son approche et consensuelle et multilatérale. Mais cela suffit-il pour lancer un « nouveau départ » ?
Tout d’abord, sa rencontre avec Netanyahou, en mai 2009, démarque Obama de ses prédécesseurs dans sa fermeté affichée à l’égard du processus de colonisation israélien et également de la création d’un État palestinien (dont Israël réclame qu’il soit dénué de toute souveraineté dans le domaine militaire et le contrôle de ses frontières).
l’essoufflement de la politique américaine
En septembre 2009, les États-Unis appellent Abbas et Netanyahou autour de la table de négociation alors que l’émissaire spécial américain, Georges Mitchell, n’était parvenu à aucun accord substantiel. Mais les pourparlers n’aboutissent pas et Barak H.Obama, après s’être impatienté, reconnaît au Time le 21 janvier 2010 la difficulté de négocier dans ces discussions : « Je pense que nous avons surestimé notre capacité à les convaincre de dialoguer. »
De surcroît, Mahmoud Abbas est visiblement affaibli par l’impasse de ces négociations et perd l’assise auprès de son peuple, renforçant le décalage entre peuple et gouvernants et alimentant les frustrations et les possibilités de violences.
Depuis février 2005 et l’assassinat de Rafik Hariri, les États-Unis avaient rappelé leur ambassadeur en Syrie. Fin juin 2009, un nouvel ambassadeur est nommé à Damas. Cette nomination marque une volonté de réchauffer les relations avec un acteur clé de la région alors même que les relations entre Syrie et Israël sont très tendues ces derniers temps. En Iran, même si Obama a infléchi les objectifs de Washington en permettant la possibilité de nucléaire civil sous conditions, Mahmoud Ahmadinejad joue de chantages pour conforter sa position.
De son côté, l’Égypte n’est plus un levier diplomatique aussi puissant qu’auparavant car le pouvoir aux mains de Moubarak depuis 1981 est sclérosé et la récente mesure pour couper les tunnels sous la frontière avec Gaza (un mur métallique a été construit sous terre) a rendu le régime impopulaire dans le monde arabe et obéré les possibilités de libération du soldat israélien Gilad Shalit. Autre point de remodelage diplomatique, la récente reconnaissance par les États-Unis du génocide arménien a froissé l’allié turc.
le spectre de la sécurité nationale toujours présent
Sur la plan intérieur, les États-Unis ont différé les mesures promises (notamment la fermeture de Guantanamo) en raison des menaces de décembre du vol Amsterdam/Detroit et des failles constatées du système actuel de sécurité et de prévention. Malgré des annonces symboliques, les mesures se sont même renforcées pour améliorer l’efficacité de la sécurité nationale. Les États-Unis auront certainement beaucoup de mal à se défaire de leurs peurs séculaires et du traumatisme causé par le 11 septembre.
les perspectives : la fin des projections militaires américaines ?
La diplomatie forte de Barak H.Obama, si elle s’essouffle au fur et à mesure de ses confrontations avec le terrain, doit aussi composer avec la marge de manœuvre imposée par le Congrès. Néanmoins, les interventions militaires américaines directes déstabilisent l’ensemble régional ; comme le montre l’exemple du Yémen, les politiques américaines semblent évoluer vers une coopération avec les polices locales (Irak, Afghanistan) et vers une dissuasion (nucléaire iranien). Pour autant, le déploiement dans le Golfe Persique d’importants moyens militaires (notamment des missiles Patriot) considérés comme « défensifs et dissuasifs » font redouter malgré tout des opérations militaires d’ampleur contre l’Iran2.
En occupant l’Irak, les États-Unis ont ouvert une boîte de Pandore dangereuse. S’il est encore trop tôt pour tirer un bilan positif des élections irakiennes, la forte participation des électeurs malgré les menaces d’al Qaïda est encourageante. De là à conclure à un échec du terrorisme et à l’essor de la démocratie vertueuse… La politique américaine au Moyen-Orient d’Obama a bénéficié d’un lancement médiatique mais souffre dorénavant d’une sclérose de ses alliés (l’Égypte, l’Arabie Saoudite), ou de leur entêtement incontrôlable (Israël). En outre, le décalage de plus en plus criant entre les gouvernants et la population, appelant une nouvelle génération de dirigeants, contribue à nourrir la désillusion des peuples3.Une nouvelle génération est-elle en marche marquant le déclin de la politique américaine ? Ou l’impasse d’une « solution » d’apaisement régional poursuivra-t-elle les iniquités actuelles ?

Deux soldats israéliens inculpés pour violation du règlement

12/03/2010
Le parquet militaire israélien a inculpé hier deux soldats pour s'être comportés en « violation du règlement militaire » lorsqu'ils avaient contraint un jeune garçon palestinien à ouvrir des sacs dont ils craignaient qu'ils ne contiennent des explosifs, durant l'offensive militaire israélienne contre le Hamas à Gaza, selon une porte-parole de l'armée. D'après la radio militaire, il s'agissait d'un enfant de 9 ans, et aucun explosif n'avait finalement été découvert.
La date de procès n'a pas été annoncée. L'armée avait indiqué avoir ouvert une enquête à ce sujet en juin 2009.
Cette enquête n'a aucun rapport avec l'enquête de la mission de l'ONU, dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone, qui s'était rendue à Gaza à la même époque. Dans son rapport, le juge avait accusé Israël et des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre et recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) si l'État hébreu refusait d'ouvrir une enquête « crédible ». Déclenchée le 27 décembre 2008 pour stopper les tirs de roquettes contre Israël à partir de la bande de Gaza, l'offensive dévastatrice d'Israël a fait en 22 jours plus de 1 400 morts palestiniens et 13 côté israélien. 

Israël s’efforce de raccommoder ses relations avec Washington

12/03/2010
Les travaillistes, dirigé par l’influent ministre de la Défense 
Ehud Barak (à gauche), menacent de lâcher Benjamin Netanyahu. Le 
vice-président américain Joe Biden (à droite) s’est rendu en Jordanie 
hier soir. Ronen Zvulun/Reuters
Les travaillistes, dirigé par l’influent ministre de la Défense Ehud Barak (à gauche), menacent de lâcher Benjamin Netanyahu. Le vice-président américain Joe Biden (à droite) s’est rendu en Jordanie hier soir. Ronen Zvulun/Reuters
Netanyahu présente ses « regrets » à Biden après l'annonce de la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est efforcé hier de raccommoder les relations avec son allié américain après l'annonce, mardi, par Israël, d'un projet de construction de 1 600 logements à Ramat Shlomo, un quartier juif orthodoxe dans le secteur de Jérusalem-Est, dont l'annexion par Israël en 1967 n'est pas reconnue par la communauté internationale. Une annonce qui avait suscité un tollé international et intervenait en pleine visite officielle de Joe Biden en israël et dans les territoires palestiniens.
Devant les protestations soulevées par ce projet immobilier, en particulier de Washington, M. Netanyahu a présenté des « regrets » à Joe Biden. « À la lumière des divergences entre Israël et les Américains sur la construction à Jérusalem, le Premier ministre a indiqué qu'il n'y avait pas lieu de faire avancer le processus de planification urbaine cette semaine et il a ordonné au ministre de l'Intérieur de prendre les mesures adéquates pour éviter que de tels incidents se reproduisent », a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre. M. Netanyahu a également décrété « la fin » de cette crise avec Washington.
Le vice-président américain, qui avait accusé le gouvernement israélien de « saper la confiance nécessaire à des négociations fructueuses » avec les Palestiniens, a pris acte de la « clarification » de M. Netanyahu avant de quitter Israël pour la Jordanie en fin d'après-midi.
En revanche, l'Autorité palestinienne a rejeté les déclarations d'Israël et a réclamé à nouveau l'arrêt de la colonisation juive. « Le communiqué (israélien) est inacceptable parce qu'il parle d'une erreur de calendrier et non d'une erreur sur le fond, qui est la poursuite de la colonisation », a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.
La crise est d'autant plus aiguë que les États-Unis venaient d'arracher un accord pour des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens via leur envoyé spécial George Mitchell. M. Abbas attend le retour du médiateur américain George Mitchell dans la région la semaine prochaine « pour qu'il nous dise que la décision (de construire à Jérusalem-Est) a été annulée, sinon il nous sera difficile de retourner à la table des négociations », a déclaré à l'AFP Saëb Erakat. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Ligue arabe avait annoné qu'il n'y aurait pas de négociations directes ou indirectes entre Israël et les Palestiniens « sans un arrêt des mesures israéliennes prises » en vue de la construction de ces 1 600 logements. Hier soir, les États-Unis ont néanmoins affirmé qu'à leur connaissance « rien n'indique » un retrait des Palestiniens des négociations.
En Israël, l'affaire a également suscité de vives tensions au sein même de la coalition de M. Netanyahu. « Il est de plus en plus difficile pour nous, les travaillistes, de continuer à siéger dans ce gouvernement », a dit le ministre de l'Agriculture Shalom Simhon.
Hier, l'association anticolonisation israélienne Ir Amim a pour sa part accusé, dans un rapport, la mairie de Jérusalem de projeter la construction de 50 000 logements dans les quartiers de colonisation de l'est de la ville. Selon ce document, 20 000 logements seraient déjà dans un processus avancé d'autorisations alors que 30 000 autres ne seraient qu'à l'état de projet. La majorité des projets de construction à Jérusalem-Est, selon Ir Amin, une association qui milite pour « l'égalité entre les habitants juifs et arabes de la ville », seront situés dans les grands quartiers juifs existants. Dans un communiqué, la mairie a qualifié de « faux » les chiffres de l'ONG.

Netanyahou Va-T-Il Oser Déclencher Une Guerre Contre L’Iran ?

[ 10/03/2010 - 09:52 ]
www.planetenonviolence.org

Et entraîne les Etats Unis dans un conflit armé dégénérant en guerre régionale voire plus ? Sûr de la faiblesse d’Obama, du soutien inconditionnel dans l’entourage proche de ce dernier à la Maison Blanche et au Congrès, agitant la énième reprise de négociations « indirectes » avec le gouvernement collaborateur de Ramallah pour enfumer l’opinion publique, Bibi prépare un sale coup bien pire que le Dubaïgate.

Photo courtoisie du ministere sioniste de la guerre
Photo courtoisie du ministere sioniste de la guerre

Récemment, l’amiral Mullen, chef de tous les Etats Majors des forces armées US est revenu de Tel Aviv très inquiet au point qu’il a exprimé tout haut et publiquement ses inquiétudes notamment celles de voir Israël entraîner les Etats Unis dans une guerre contre l’Iran.
La visite actuelle du Vice Président américain, Joe Biden, en Israël ne peut que renforcer ses inquiétudes. Ce dernier, un sioniste notoire vient de réitérer l’allégeance « absolue » du gouvernement de Washington à Tel Aviv.
Les inquiétudes de l’Amiral Mullen doivent être prises très au sérieux. Mullen a énormément d’expérience, il a servi pendant la guerre du Vietnam, mais connaît bien aussi les actions US engagées par le passé pour freiner Israël et l’empêcher de lancer des attaques contre ses adversaires.
Dés son arrivée en Israël le 14 Février, Mullen a fait clairement comprendre aux Israéliens l’objet de sa visite. Il a publiquement insisté pour affirmer qu’une attaque contre l’Iran serait un « gros gros gros problème pour nous tous, et je m’inquiète énormément des conséquences inattendues ».
Lors d’une conférence de presse au Pentagone le 22 Février Mullen a réitéré les mêmes propos et lorsqu’interrogé sur le programme nucléaire iranien qu’Israël et son Lobby à Washington affirment être militaire il a fait ces remarques :
« Je suis très inquiet des conséquences inattendues d’une quelconque action militaire. Pour l’instant, les pressions diplomatiques et économiques de la communauté internationale sont et devraient être utilisées en premier. En fait, j’espère qu’elles le sont et continueront de l’être. Aucune frappe quelque soit son efficacité ne sera elle-même décisive ».
Répondant à une question sur l’efficacité d’une telle frappe sur les installations nucléaires iraniennes il a répondu que « de telles frappes retarderaient d’un à trois ans « ce programme, expliquant que c’est ce qu’il voulait dire quand il a affirmé qu’aucune frappe ne serait « décisive ».
La position de Mullen, chef de tous les états majors des forces armées US, constitue le principal obstacle à ceux qui poussent l’administration Obama à attaquer l’Iran. Mullen ne croit pas qu’une «guerre préventive » contre l’Iran vaille le coût exorbitant qui sera payé par les deux parties en conflit.
Mullen sait également qu’il n’existe pas de traité de défense mutuelle entre Israël et les Etats Unis et par conséquent que les US n’ont aucune obligation légale d’assurer la défense d’Israël si les Israéliens déclenchent une guerre contre l’Iran. En d’autres termes juridiquement parlant Israël «n’est pas l’allié des Etats Unis » et on peut comprendre dés lors pourquoi Israël cherche absolument à intégrer l’OTAN. Mentionner en permanence la « relation spéciale » existant entre les US et Israël n’a pas force de loi.
C’est d’ailleurs Israël qui a refusé de signer un tel traité que les US lui avaient proposé après la guerre des 6 jours en 1967, un traité de défense réciproque espérant ainsi rétablir et maintenir le calme dans la région. Mais un tel traité nécessite d’avoir des frontières internationalement reconnues ce qui n’est pas le cas d’Israël et Israël ne voulait et ne veut toujours pas se séparer des territoires palestiniens conquis en 1967. De plus tout traité de ce type nécessite que chaque partie informe l’autre s’il décide d’attaque un pays tiers et Israël a toujours lancé ses opérations militaires par surprise.
Les inquiétudes de Mullen concernant l’éventualité REELLE d’une attaque d’Israël contre l’Iran se sont également traduites par le fait que selon la presse israélienne Mullen est allé jusqu’à prévenir Israël de ne pas s’aviser de répéter le genre d’attaque en mer, telle celle du USS Liberty le 8 Juin 1967, que l’aviation israélienne avait bombardé, tuant 34 marins américains et en blessant 170 autres. Mullen a clairement dit aux Israéliens que le soutien militaire US ne serait pas automatique si Israël provoquait d’une façon ou d’une autre des hostilités ouvertes avec l’Iran.
Netanyahou juge Obama faible
C’est évident que Netanyahou a définitivement jugé Obama comme étant, malgré ses envolées rhétoriques, un faible.Ce dernier continue d’envoyer à Tel Aviv de hauts responsables politiques US pour qu’ils supplient leurs homologues israéliens de bien vouloir daigner ne pas commencer une guerre avec l’Iran et participe au jeu d’enfumage de Netanyahou quand il envoie son émissaire spécial pour le Moyen Orient tenter d’organiser une énième reprise de négociations entre le gouvernement Netanyahou et le gouvernement illégitime de collaborateurs d’Abbas à Ramallah.
Ce n’est pas le Vice Président Joe Biden, supporter inconditionnel d’Israël actuellement en visite à Tel Aviv qui va faire pression sur Netanyahou. Biden, lors d’une interview sur ABC le 4 Juillet 2009 avait dit clairement qu’Israël étant une « nation souveraine » qu’elle avait par conséquent « le droit » de lancer une attaque militaire contre l’Iran, ajoutant en plus que Washington ne ferait aucun effort pour dissuader le gouvernement israélien. Autrement dit, Biden a d’ores et déjà donné son feu vert à une telle attaque , et sa visite ces jours ci ne fait que renforcer l’idée que l’Administration Obama est trop faible pour s’opposer aux velléités guerrières de Netanyahou et que par conséquent ce dernier a vu juste et considère que tout lui est désormais permis.
Netanyahou, qui connaît bien ce qui se passe dans les coulisses de Washington et qui dirige qui - il y a vécu plusieurs années servant notamment comme ambassadeur d’Israël - s’amuse probablement de toutes ses bouffonneries obamaesques. Il a eu amplement le temps de cerner la personnalité d’Obama qu’il a rencontré pour la première fois en Mai 2009 et comprit qu’il pouvait lui faire des pieds de nez en témoigne la décision rendue publique aujourd’hui en présence de Biden d’octroyer des permis de construire pour 1600 logements pour les colons juifs israéliens à Jérusalem Est.
Netanyahou a aussi pu constater la grande « flexibilité » d’Obama en matière de politique étrangère mais aussi nationale. Elu comme président des anti guerre il s’est laissé convaincre qu’il fallait intensifier la guerre en Afghanistan, se montrer de plus en plus agressif avec la Chine, promettre une chose à la Russie et faire l’inverse en matière d’installation de missiles antimissiles en Europe de l’Est. Les exemples ne manquent pas de son manque d’envergure politique et de son attitude pitoyable en ce qui concerne la politique des US au Moyen Orient.
Netanyahou s’est installé comme premier pilote dans la cabine de pilotage des relations US Israël grâce à l’influence sans précédent du Lobby sioniste américain dominé par le Likoud, le parti de Netanyahou, que ce soit au Congrès ou à la Maison Blanche où les Israéliens bénéficient de passes droits d’entrée l’un de leur plus grand supporter, et agent d’influence, Rahm Emanuel, y dirigeant le personnel et les activités dans l’entourage du président Obama. Lors de la Guerre du Golfe I en 1991, Rahm Emanuel alors tout juste la trentaine s’était rendu en Israël et avait servi comme volontaire civil sur une des bases de l’armée israélienne au Nord. Son père, Benjamin Emanuel, né à Jérusalem a servi dans le groupe terroriste sioniste l’Irgoun dont ont également fait partie les parents de l’ex ministre des affaires étrangères Tsipi Livni. Toute cette racaille terroriste sioniste et leurs rejetons ont occupé et occupent maintenant des postes politiques importants qui à Tel Aviv qui à Washington.
Les sales plans de Netanyahou
Sûr de lui arrogant à l’extrême comme peuvent l’être les terroristes Sionistes, Netanyahou peut choisir la provocation obligeant un Obama minable à soutenir une attaque israélienne contre l’Iran ce que l’Amiral Mullen a qualifié de « conséquences inattendues » mais qu’on peut aussi qualifier de conséquences prévisibles, Netanyahou poussant Obama dans un piège : l’obliger à engager des forces militaires US dans une guerre contre l’Iran.
Netanyahou a probablement dans ses tiroirs, près à l’emploi, un plan d’un incident du type Golfe du Tonkin qui pourrait éclater dans le Détroit d’Hormuz à proximité de l’Iran. La flotte israélienne (navires de guerre et sous marins) assure une présence dans ces eaux là. Le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, récemment en visite à Washington, a fait pression sur son homologue américain pour que la présence de la Flotte de guerre US dans le Golfe Persique soit renforcée alors même que c’est déjà une véritable Armada qui y est déployée. Le Détroit D’Hormuz est étroit et la navigation de nuit y est parfois périlleuse, et c’est par là également que passe 40% du ravitaillement en pétrole des pays occidentaux. Les Israéliens ont également lancé un ballon d’essai disant que l’Iran pourrait avoir recours à l’arme du pétrole ceci pour, en cas d’incident et de flambée du prix du pétrole, en faire porter le chapeau d’emblée aux Iraniens.
Le Golfe Persique est un endroit idéal pour une opération sous faux pavillon menée par l’armée israélienne provoquant une réaction immédiate de représailles de la part de l’Iran donnant ainsi le feu vert à Tel Aviv pour aller bombarder les installations nucléaires iraniennes.
L’Amiral Mullen est parfaitement conscient d’un tel danger et ses inquiétudes doivent être prises trés très au sérieux. Mullen lors d’une conférence de presse le 2 Juillet 2008 avait lui-même déclaré qu’un dialogue de militaire à militaire pourrait « ajouter une meilleure compréhension entre les US et l’Iran».

Un sportif italien et sa famille décident de briser le blocus de Gaza

[ 12/03/2010 - 03:30 ]
Ramallah – CPI

Le Centre Palestinien des droits de l’homme a souligné, dans son rapport hebdomadaire, que quarante Palestiniens dont quatre enfants et trois photographes ont été blessés par les occupants israéliens.
Ces forces ont à dix-huit reprises entrées dans les territoires palestiniens. Elles ont arrêté quatorze Palestiniens dont deux enfants. Leurs forces marines ont continu à empêcher les pêcheurs palestiniens de pratiquer leur travail. Elles ont interpellé trois d’entre eux et confisqué leur barque de pêche.
Des forces israéliennes ont attaqué l’école de Yasser Arafat du village Azzone, à l’est de la ville de Qalqilia.
Parallèlement, les sionistes continuent leurs mesures destinées à la judaïsation de la ville d'Al-Quds ; et les colons sionistes continuent leurs agressions dans la Cisjordanie.
Les occupants israéliens continuent aussi à isoler la bande de Gaza du monde extérieur de façon des plus hermétique, ainsi que la Cisjordanie.
Les autorités de l’occupation israélienne ont donné leur feu vert à la construction de 1712 unités résidentielles dans les villes d'Al-Quds et Bethlehem. Les Israéliens continuent leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens.
Le rapport parle également de toutes ces agressions dont les Palestiniens subissent sur les barrages militaires israéliennes.

La négligence médicale, une politique sioniste contre les captifs palestinien

[ 11/03/2010 - 22:51 ]
Gaza – CPI

Plus de 7000 captifs palestiniens restent encore derrière les barreaux de l’occupation israélienne. Ils souffrent toujours de ses politiques, en particulier de la négligence médicale pratiquée envers tous les captifs palestiniens, surtout contre les malades et ceux qui ont besoin d’opérations chirurgicales.
Cette politique inhumaine a totalement paralysé le captif Mohammed Abou Labda.
Mon fils était valide
Dans une rencontre avec notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Mme Hadja Om Hossam, 68 ans, mère du captif Abou Labda, dit que son fils Mohammed a été arrêté le 2 juillet 2000, sur le passage de Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza. C’est vrai qu’il était malade, mais il était valide et marchait normalement sur ses pieds.
Les occupants israéliens ont mis la main sur son fils le jour où il voulait aller se soigner de quelques simples brûlures aux pieds. Mais les occupants israéliens l’ont pris dès qu’il a atteint ledit point de passage.
Les occupants israéliens l’ont frappé, dit la mère, surtout au niveau du dos, pendant un assez long moment. Ceci jusqu’à ce que son cas devienne très critique.
Hadja ne peut empêcher les larmes de creuser son visage. Elle pose des questions sur le rôle des organisations des droits de l’homme. Elle dit par exemple : « Pourquoi ne nous rassurent-elles pas sur l’état de nos enfants enfermés dans les prisons de l’occupation israélienne ? ».
Mme Abou Labda exhorte la communauté internationale et les organisations des droits de l’homme à pratiquer les pressions nécessaires sur les autorités de l’occupation israélienne pour qu’elles libèrent tous les captifs, les malades en particulier.
1600 captifs malades dans les prisons israéliennes
Pour sa part, Riyad Al-Achqar, directeur au ministère palestinien des captifs et des libérés, dit que le nombre de captifs malades a déjà atteint les 1600 personnes et que ce nombre n’arrête d’augmenter à cause de la politique de négligence médicale. Cette négligence viendra empirer le cas de ces malades, dont le corps avait déjà été rongé par les conditions difficiles des prisons.
Les occupants israéliens font tout pour tirer des informations des captifs : frappes, cellules trop étroites, torture corporelle et psychologique, nourriture mauvaise et insuffisante. De plus, l’administration pénitentiaire empêche aux opérations chirurgicales d’être effectuées en leur temps. Ainsi, le nombre de captifs souffrant de maladies graves n’arrête d’augmenter, le nombre de martyrs aussi, dit le comité national de défense des captifs.
Abou Labda fait partie d’une quarantaine de captifs malades qui résident de façon permanente à l’hôpital Ar-Ramla. Leur état non seulement ne s’améliore guère, mais de plus, il va de mal en pis ; l’hôpital devient un lieu de souffrances, de torture ; tout est fait pour humilier le captif malade et briser sa volonté après avoir brisé son corps. Une politique de meurtre à petit feu.
La famille du captif Abou Labda porte aux occupants israéliens la totale responsabilité de la vie de leur fils captif. Elle appelle aussi les organisations internationales dont la Croix-Rouge à intervenir de façon urgente pour sauver leur fils.
Des conditions très difficiles
Abou Chiha est un captif qui vient depuis peu de quitter la prison. Il dit que l’état d’Abou Labda s’est beaucoup détérioré, qu’il devient une personne dépendante. Ce sont ses camarades de cellule qui l’aident, même pour faire ses besoins naturels, sans parler de son moral très affecté.
Abou Chiha souligne que des centaines de captifs palestiniens risquent de mourir par la négligence médicale.
L’état du captif paralysé Mohammed Abou Libda reflète bien les souffrances du peuple palestinien, dont les captifs enfermés derrière les barreaux des occupants israéliens. Il attire aussi l’attention de la communauté internationale sur le fait qu’elle ne fait rien pour les captifs palestiniens, pour les femmes, les enfants et les malades. Cet état de cause confirme qu’il n’y a qu’une solution : la résistance.

La famille de Rachel Corrie décide d'intenter un procès contre l'occupation

[ 11/03/2010 - 15:09 ]
Al-Qods occupée – CPI

  Des sources médiatiques ont dit que la famille de l'activiste américaine, Rachel Corrie, tuée par un bulldozer militaire israélien dans la Bande de Gaza, a déposé, le mercredi 10/3, un procès contre l'occupation.
Rachel Corrie est l'une des activistes étrangères qui a été tuée par les forces de l'occupation dans les territoires palestiniens occupés, avant plusieurs années.
L'armée sioniste dit que Rachel Corrie, 23 ans, qui était membre au mouvement de la solidarité internationale avec les Palestiniens, a été écrasée, le 17 mars 2003, par un bulldozer militaire qui démolissait le lieu des résistants palestiniens dans la région de Gaza.
La famille de Rachel dit selon les témoignages des citoyens que le chauffeur sioniste a savait le lieu de Rachel en la tuant volontairement.
De son côté, la mère de Rachel a dit que la famille cherche à rendre justice à leur fille durant la 7ème commémoration de la mort de Rachel.

50 mille nouvelles unités coloniales à al-Qods

[ 11/03/2010 - 14:09 ]
Al-Qods occupée – CPI

La municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods a proposé un plan pour construire 50 mille nouvelles unités coloniales dans la ville occupée d'al-Qods.
Le plan comportera plusieurs étapes dont la construction de 20 mille à l'extérieur de la ligne verte et  les quartiers arabes pendant la première étape, alors que les autres 30 milles unités coloniales seront construites durant les années prochaines.
Le journal hébreu "Haaretz" a publié, le jeudi 11/3, dans son site Web, que ce plan obtient le soutien du gouvernement sioniste avec la coordination totale du ministère de l'habitation, de l'intérieur et de l'autorité des terres.
Le site a indiqué également que l'occupation israélienne a mis la ville sacrée en tête de ses priorités, où on va mettre plusieurs plans pour élargir les quartiers coloniaux et créer de nouveaux quartiers dans la vieille ville et les régions palestiniennes, dans le but d'encadrer la vieille ville d'al-Qods et encercler les villes et villages palestiniens situées sur les frontières d'al-Qods.

Le sioniste Karfeld :"Nous serons peut-être contraints d'exterminer l'Europe"

[ 11/03/2010 - 13:37 ]
les Capitales européennes sont les cibles favorites de la Force aérienne sioniste
Al Qods occupée - CPI

Le professeur historien militaire sioniste, Martin Van Karfeld, a déclaré qu'"Israël" semble être obligée d'exterminer le continent européen, s'il sera exposé à un effondrement total, dont l'utilisation des armes nucléaires.
"Israël considère l'Europe comme une cible ennemie", a affirmé le sioniste Martin Van Karfeld.
Le professeur Karfeld qui est un spécialiste en histoire militaire à l'Université hébraïque de Jérusalem occupée (al-Qods occupée) a déclaré lors d'une interview rare diffusée sur la 7ème chaîne sioniste et a été traduite en arabe, le mercredi 10/3, par le centre des études et des analyses des communiqués d'information), qu'"Israël" doit considérer le continent européen comme un but ennemi, au cas où Israël ressentira l'effondrement définitif ou proche de ses frontières".
La destruction du monde : 
La stratégie terroriste et raciste qui incite à la haine a poussé cet analyste et expert militaire sioniste à dire que l'entité sioniste possède des centaines de têtes et fusées nucléaires qui dépassent la capitale Italienne, Rome, et les autres capitales européennes qui seront certainement des cibles de l'aviation israélienne si le gouvernement ressentira un effondrement décisif ou proche des frontières d"'Israël" et nous sommes vraiment capables de détruire le monde entier.

L'expulsion des Palestiniens :
En mettant en garde contre la vigilance du peuple palestinien, l'historien sioniste s'est félicité de la politique discriminatoire de son entité sioniste, ainsi que la punition collective et la construction du mur d'apartheid, en appelant au renforcement des destructions des maisons palestinienne qui a pour objectif d'expulser tous les palestiniens hors d'"Israël" (les territoires palestiniens occupés en 1948), en confirmant que son état attend l'instant approprié pour l'exécution décisive de cette stratégie hostile et sauvage contre les palestiniens.
L'expert et analyste militaire sioniste est paru content des massacres de Sabra et Chatila, en encouragent les forces occupantes israéliennes à utiliser toutes les sortes d'agressions et violations contre les palestiniens, en répétant certaines allocutions de Moshé Dayan : "Israël doit toujours se comporter comme un chien enragé, et il faut qu'elle soit très dangereuse au vue des autres, mieux qu'elle soit faible et d'être lésée".

La parution des captifs sionistes dans un film pour la 1ère fois depuis 28 ans

[ 11/03/2010 - 11:14 ]
Doha - CPI

La chaîne d'Al Jazeera va publier, le jeudi 11/3, et pour la première fois, la deuxième partie du film documentaire "l'échange", concernant les captifs sionistes capturés par les factions palestiniennes, durant les trois dernières décennies, ainsi que les circonstances de leur enlèvement et détention.
La fin de ce film diffusé a montré une grande opération d'enlèvement des captifs sionistes par les factions de l'OLP, durant l'envahissement sioniste au sud du Liban en 1982, où 8 soldats sionistes ont été enlevés dans la région de Hamdoune, sur la montagne du Liban.
La chaîne d'Al Jazeera a affirmé qu'elle va publier dans la troisième partie du Film, l'interview complète du leader militaire des brigades d'Al Qassam, Mahmoud al-Mabhouh qui a été assassiné, à Dubaï, en soulignant que l'interview a été enregistrée avant un an de son assassinat.
Le film représente un reportage profond, de plusieurs épisodes que la chaîne "Al Jazeera" a diffusé, exclusivement, et qui a été filmé dans cinq pays arabes au cours des deux dernières années, en se penchant sur les  premières opérations d'enlèvement des soldats sionistes et jusqu'à la capture du sergent, Gilad Shalit, ainsi que les détails de la prochaine occasion d'échange.

Les agressions sionistes contre les Palestiniens à Akka

[ 11/03/2010 - 11:50 ]
Charq Awsat – CPI

L'organisation "La Coalition des habitants d'Akka" qui englobe la majorité des activistes politiques et culturels dans cette ville a publié dernièrement un livre noir qui comporte toutes les vérités sur les dernières attaques sionistes contre les Palestiniens qui habitent dans la ville et les mauvaises intentions sionistes.
Le membre de la coalition, Mounis Khouri, a dit que ces événements affirment clairement que le plan qui vise à expulser les palestiniens vient dans le cadre de la judaïsation de la ville d'Akka.
Il a ajouté qu'on a ouvert durant les dernières années une école religieuse, à Akka, qui militarise les élèves religieux, et fixe les colons sionistes d'al Khalil et de la Cisjordanie occupée pour renforcer l'existence sioniste dans cette ville.
Le livre noir a expliqué les attaques et violations répétées des colons et forces sionistes contre les habitants d'Akka.

Des activistes mauritaniens appellent à protection d'al-Aqsa

[ 11/03/2010 - 12:18 ]
Nouakchott – CPI

L'initiative des étudiants mauritaniens contre la normalisation avec l'occupation sioniste a organisé une réunion sous le titre "al-Aqsa entre les paris et la réalité des défis de l'avenir", avec la participation d'un grand nombre de politiciens, écrivains et étudiants.
Le célèbre leader politicien, Mohamed Ghoulam, secrétaire général de la ligue mauritanienne contre la normalisation a dit, lors de la réunion qui a eu lieu, le mercredi 11/3, dans la faculté des droits, à l'université de Nouakchott, que les intellectuels de la nation doivent expliquer l'importance de la mosquée sainte d'al-Aqsa comme un symbole de la nation, notamment durant cette étape où les lieux saints islamiques, en Palestine, s'exposent à une campagne sioniste de judaïsation au milieu d'un silence arabe honteux.
Il a considéré que la question palestinienne est plus importante cause pour les arabes et les musulmans, en appelant les peuples arabes et islamiques à intervenir immédiatement pour mettre fin au danger qui menace al-Aqsa.

Rassemblement à Bruxelles contre la venue d’Avigdor Lieberman

Publié le 11-03-2010
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) appelle à un rassemblement le 21 mars prochain de 18 à 20h, face à l’hôtel Conrad, avenue Louise à Bruxelles

Communiqué
Contre la présence d’Avigdor Lieberman sur le territoire belge
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) appelle à un rassemblement citoyen le 21 mars prochain
Le dimanche 21 mars prochain, l’hôtel Conrad accueillera un dîner de gala organisé par les « Israel Bonds International–Europe » avec, comme invité d’honneur, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique tient à rappeler que l’argent investi par les souscripteurs dans les Israel Bonds - des obligations d’État - sert en grande partie à pérenniser l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens occupés, en violation flagrante du droit international. Elle tient également à rappeler que Avigdor Lieberman, outre ses fonctions ministérielles, est le leader de Israel Beteinou (Israël notre maison), un parti ouvertement raciste et arabophobe.
Avigdor Lieberman se prétend démocrate, mais ses déclarations populistes et ses propositions en ce qui concerne le sort des citoyens arabes d’Israël suggèrent une conception de la démocratie qui est loin d’être universelle mais sélective et à géométrie variable. Ainsi déclarait-il en septembre 2006 (interview au journal HaZofeh) : « Je suis tout à fait favorable à la démocratie mais lorsqu’il y a contradiction entre les valeurs démocratiques et les valeurs juives, les valeurs juives et sionistes sont prépondérantes ».
Dès 2001, il proposait de constituer 4 cantons en Cisjordanie occupée, hermétiquement fermés, dans lequel seraient regroupés les Palestiniens. Plus récemment il a agrémenté ce projet d’une solution pour les citoyens palestiniens d’Israël, qui sont plus d’un million, proposant d’en déplacer la grande majorité pour les regrouper eux aussi dans des zones hermétiquement fermées, auto-administrées. Ainsi verrait le jour un État ethniquement homogène de la Mer Méditerranée jusqu’au Jourdain, abritant en son sein des « bantoustans » palestiniens.
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique considère qu’un tel personnage est indésirable sur le territoire belge. Aussi appelle-t-elle la société civile de notre pays ainsi que les mandataires politiques à la rejoindre le 21 mars prochain de 18 à 20h, face à l’hôtel Conrad, avenue Louise à 1050 Bruxelles, pour un rassemblement citoyen de protestation contre la présence d’Avigdor Lieberman en ses salons.
Remarque importante : Nous avons donné l’assurance à la police que ce rassemblement se déroulerait dans la dignité, sans dérive de quelque sorte que ce soit. Nous comptons sur le sens des responsabilités de tous ceux qui voudront bien nous rejoindre pour respecter notre engagement.
Les slogans que nous proposons :
Non à Avigdor Lieberman, arme d’épuration massive
Stop au blocus de la bande de Gaza
Stop à la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est
Stop à la construction du mur de l’annexion
Respect du droit international
Pour l’Union des Progressistes Juifs de Belgique
Anne Grauwels et Henri Wajnblum co-présidents
Contact : UPJB –
CAPJPO-EuroPalestine

Hamas et le gouvernement à Gaza saluent la décision européenne concernant le rapport de Goldstone

[ 11/03/2010 - 10:27 ]
Gaza - CPI

Le gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, a bien accueilli l'adoption du Parlement européen, le mercredi 10/3,  aux recommandations du juge Richard Goldstone, sur les crimes perpétrés par l'armée de l'occupation pendant la guerre contre la Bande de Gaza.

Le ministre de la Justice et vice-Premier ministre, Mohamed Faraj al-Ghoul, a dit dans une déclaration exclusive au centre 'palestinien d'Information : "nous saluons, aujourd'hui, la décision du Parlement européen, en espérant que les recommandations de Goldstone soient exécutées rapidement pour présenter les dirigeants sionistes comme des criminels de guerre devant la Cour pénale internationale".
Al-Ghoul a souligné que son gouvernement a bien accueilli, au passé, la commission de Goldstone et a facilité ses missions dans la Bande de Gaza, en ajoutant que ce rapport a été adopté et soutenu avec quelques réserves sur certains points qui touchent la résistance".
De sa part, le Hamas a salué la décision européenne en la qualifiant d'un pas avantageux sur le bon chemin, en appelant le parlement européen à poursuivre sa décision pour l'exécution des recommandations de Goldstone.

Notons que le parlement européen a adopté, à Bruxelles, les recommandations de Goldstone, où la résolution a été approuvée par 335 membres du parlement, alors que 287 députés se sont opposés et 43 autres se sont abstenus.

jeudi 11 mars 2010

Ban condamne les nouveaux logements israéliens prévus à Jérusalem-Est

Colonie israélienne près de     Jérusalem.
10 mars 2010 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné la décision du ministère israélien de l'Intérieur d'autoriser la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est alors qu'il doit se rendre en mars en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Au regard du droit international, l'implantation de colonies est illégale, a rappelé le porte-parole du Secrétaire général dans un communiqué publié mardi soir au siège de l'ONU à New-York.

Les autorités israéliennes ont approuvé mardi la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est. L'implantation de ces colonies va à l'encontre des obligations israéliennes au regard de la Feuille de route et sape toute évolution vers un processus de paix viable, a-t-il ajouté.

Avant de se rendre en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, M. Ban participera le 19 mars à Moscou à la réunion du Quatuor (Etats-Unis, Russie, ONU et Union européenne) qui soutient l'application de la Feuille de route appelant à la création de l'Etat de Palestine, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité.

Les récents développements dans le processus de paix au Moyen-Orient ont aussi été au centre des discussions entre M. Ban et le Vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, qui se sont rencontrés lundi à New York.
Lors de cet entretien, le Secrétaire général a regretté le manque de progrès dans la reconstruction et la réhabilitation de Gaza, un an après le conflit qui a opposé Israël et le mouvement palestinien Hamas. Il a appelé une nouvelle fois Israël à lever son blocus de Gaza.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21413&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens 

Hanié appelle la Nation arabe à appuyer le choix de la résistance

10 Mar 2010
Gaza / Le chef du gouvernement palestinien limogé, M. Ismaïl Hanié, a appelé la Nation arabe à appuyer le choix de la résistance face à l'occupation israélienne et ses plans agressifs.
Dans une déclaration, dont la chaîne satellitaire al-Jazeera a fait état aujourd'hui, M. Hanié a indiqué que l'occupation israélienne avait exploité de la décision de la reprise des négociations afin d'appliquer ses plans expansionnistes et coloniaux.
M. Hanié a, d'autre part, estimé que la décision qu'avait prise le gouvernement de l'occupation israélienne de construire de nouvelles unités d'implantation à al-Qods occupé, au moment où le vice-président américain, Josef Biden, visite la région, vise à couvrir les pratiques israéliennes contre les Palestiniens.
Par ailleurs, il a estimé que la décision de reprendre les négociations avec l'occupant israélien est une décision erronée parce qu'elle encourage Israël à intensifier la colonisation dans les territoires palestiniens occupés.
A.A. / R.Jorf 
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/10/277381.htm

Le Parlement européen incite à une action active pour mettre fin à la crise de l'électricité à Gaza

10 Mar 2010

Londres /   Le président du Parlement européen, M. Jerzy Buzek, a insisté sur la nécessité d'œuvrer activement pour la mise d'une fin à la crise d'électricité à Gaza, causée par le blocus imposé depuis plus de trois ans par les autorités d'occupation israéliennes sur ce secteur.
Le centre palestinien d'informations, qui a rapporté la nouvelle, a fait savoir que, recevant la délégation parlementaire européenne ayant visité récemment Gaza pour s'y informer de l'étendue de la destruction causée par l'agression israélienne 2008-2009, le président du parlement européen a insisté sur la nécessité que l'UE concerte avec toutes les parties pour parvenir sans délai à une solution définitive afin de mettre fin aux souffrances des palestiniens dans ce secteur sous le blocus.
Pour M. Buzek, le rôle de l'UE ne devrait pas se borner sur l'octroi des assistances humanitaires, la responsabilité qui lui incombe dans la région étant plus grande.
Gh.H.
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/10/277282.htm

Arrêter l’agression contre l’Iran ! Dénucléariser tout le Moyen-Orient ! Mettre fin au siège de Gaza et au martyre du peuple palestinien !

Italie - 10-03-2010
Par Appel pour l'Iran > giulemanidalliran@alice.it  
Depuis que G.W. Bush a défini l’Iran comme un « Etat voyou », une campagne est en cours contre ce pays à l’histoire plurimillénaire et contre son gouvernement : campagne brutale de diabolisation fondée sur le mensonge qui sert de toute évidence à aplanir la route à l’agression militaire. Nous nous souvenons tous de la façon dont fut préparée la guerre contre l’Irak. Tandis que les sanctions et l’embargo provoquaient un demi million de morts (des enfants surtout, à cause de l’absence de médicaments, de lait et de produits de première nécessité), l’Irak était accusé d’accumuler des « armes de destruction massive ». Comment oublier la grande mise en scène avec laquelle Colin Powell, pour justifier ce qui sera le plus grand carnage après le Vietnam, en arriva à tromper l’assemblée de l’Onu en leur montrant le fameux « pistolet fumant » ?


















Netanyahu, brandissant la hache des "colonies" et étranglant une colombe, hurle dans les haut-parleurs US et israélien : "L'Iran est une menace à la paix !" (Carlos Latuff)

Les Etats-Unis, qui défendent leur suprématie mondiale avec des milliers de têtes nucléaires et la plus imposante machine de guerre de tous les temps, justifient les terribles sanctions à imposer à l’Iran et l’éventuelle attaque militaire par l’argument selon quoi la République islamique chercherait à se doter de la bombe atomique pour pouvoir attaquer Israël. L’accusation est repoussée avec mépris par Téhéran, mais la Maison Blanche utilise une fois de plus deux poids et deux mesures. Il est en effet notoire qu’Israël possède une centaine de têtes nucléaires, dont une bonne partie est pointée sur l’Iran, et dont chacune d’entre elles pourrait raser au sol Téhéran.
Les ennemis déclarés de l’Iran (avant tout Israël et les Etats-Unis, derrière lesquels l’Union Européenne vient se mettre en rang), dans leur tentative de tromper l’opinion publique et de combattre leur front interne, se parent du masque habituel : celui des paladins de la liberté, de la démocratie et de la non-violence. Ils contestent en particulier au gouvernement de Téhéran sa dure répression contre les protestations. Les sous-signés n’aiment ni les dictatures, ni la suspension des droits de liberté, où que cela advienne, mais avant de donner des leçons de démocratie, les ennemis de l’Iran devraient mettre fin à l’Etat de siège et à la menace militaire auxquels ils soumettent ce pays, étant donné que la guerre, comme l’enseigne l’histoire, est le plus grave obstacle à la liberté. Dans tous les cas, ne peuvent pas se poser en champions des droit de l’homme ces pays mêmes dont les troupes commettent des massacres en Afghanistan ou en Palestine, ces pays qui soutiennent des coups d’Etat pour renverser des gouvernements qui leur sont hostiles (Honduras), ces pays qui n’hésitent pas à avoir recours aux attentats terroristes ou à l’ « élimination ciblée » de représentants politiques ou de chercheurs considérés comme dangereux.
Tandis que s’aggravent les dangers de guerre, nous exprimons notre indignation pour les affirmations qu’a faites Berlusconi au cours de son voyage en Israël. Non seulement celui-ci a justifié les massacres indiscriminés contre les palestiniens de Gaza, non seulement il a défendu l‘idée raciste et ségrégationniste d’Israël comme Etat purement juif (avec l’exclusion substantielle de la population arabe de la jouissance des droits politiques). En piétinant les sentiments de paix du peuple italien et en commettant de graves dommages contre les intérêts nationaux mêmes, Berlusconi a assuré aux israéliens que l’Italie interrompra ses relations diplomatiques avec l’Iran et soutiendra en tout lieu la demande de sanctions très dures. En d’autres termes, Berlusconi a prêté main forte aux faucons israéliens, lesquels sont prêts, une fois obtenu le feu vert d’Obama, à déverser sur l'Iran des bombardements dévastateurs, sans exclure le recours à l’arme atomique.
Il faut arrêter l’escalade anti-iranienne et démanteler l’arsenal atomique israélien pour dénucléariser le Moyen-Orient.
Le siège israélien contre Gaza doit finir et le peuple palestinien doit enfin voir ses droits reconnus.

Premiers signataires :

- Domenico Losurdo – Université d’Urbino
- Gianni Vattimo – Philosphe et député européen
- Danilo Zolo – Université de Florence
- Margherita Hack – Astrophysicienne
- Lucio Manisco – Journaliste, ex député européen
- Marino Badiale – Université de Turin
- Aldo Bernardini – Université de Teramo
- Giovanni Bacciardi – Université de Florence
- Enzo Apicella - Designer, Londre
- Fernando Rossi - ex sénateur, Per il Bene Comune
- Sergio Cararo - Revue Contropiano
- Maurizio Fratta - Coordinateur Rivoluzione Democratica
- Fausto Sorini - Rédaction de l'Ernesto
- Leonardo Mazzei – Campo Antimperialista
- Alessandro Leoni - Cpn Prc
- Riccardo Filesi - Comunisti Uniti Lazio
- Miriam Pellegrini - Partisane de Giustizia e Libertà
- Andrea Catone - Directeur de l'Ernesto
- Spartaco Ferri - Partisan de la Divisione Garibaldi
- Andrea Fioretti - Comunisti Uniti del Lazio
- Fabio Marcelli – Vice secrétaire Ass. Internazionale Giuristi Democratici
- Mary Rizzo - Palestine Think tank
- Andrea Torre - Ist. Naz. Storia del Mov. di Liberazione in Italia
- Vladimiro Giacché – Economiste
- Costanzo Preve – Philosophe, Turin
- Carlo Fabretti - Mathematicien, Accadémie de la Science New York
- Michela Maffezzoni - Fondazione Cipriani, Cremona
- Walter Ceccotti - Coord. nat. l'Ernesto
- Francesco Rozza - Coord. nat. l'Ernesto
- Enrico Sodacci - President Sumud
- Maria Grazia Da Costa - Campo Antimperialista
- Gualtiero Alunni - Cpn Prc
- Ugo Giannangeli – Avocat, Milano
- Urbano Boscoscuro - Cpn Prc
- Paolo Simonelli - Cpn Prc
- Giuseppe Pelazza – Avocat, Milano
- Moreno Pasquinelli – Campo Antimperialista
- Hamza Roberto Piccardo – Directeur www.islam-online.it
- Tusio De Iuliis – President “Passage to the South.org”
- Nuccia Pelazza – Enseignante, Milano
- Stefania Campetti - Archéologue
- Carlo Oliva – Publiciste
- Gabriella Solaro – Resp. des archives Ist. Naz. Storia del Mov. di Liberazione in Italia
- Giuseppe Zambon – Editeur
- Vainer Burani – Avocat, Reggio Emilia
- Cesare Allara – Comité de Solidarité Avec le Peuple Palestinien, Torino
- Umar Andrea Lazzaro – Administrateur www.islam.forumup
- Sergio Starace – Collectif Iqbal Masih, Lecce
- Antonio Stacchiotti – L.u.p.o. Osimo (Ancona)
- Gian Marco Martignoni – Secrétaire provinciale Cgil, Varese
- Ascanio Bernardeschi – Prc Volterra (PI)
- Fausto Schiavetto – Soccorso Popolare, Padova
- Elvio Arancio - Resp. ext. Per il Bene Comune
- Aldo Zanchetta – Lucca
- Marina Minicucci - Journaliste
- John Catalinotto - IAC (USA)
- Paola Redaelli - Redaction "Italia Contemporanea"
- Corrado Bertani - Opérateur culturel
- Stefano Franchi - Prc Bologna
- Marco Trapassi - Direction prov. Prc Parma
- Sergio Ricaldone – Comité Mondial Partigiani della Pace
- Luciano Giannoni - Secrétaire prov. Pdci Livorno
- Alexander Hoebel - Université di Napoli
- Mirco Solero - Coord. nat. l'Ernesto
- Pio De Angelis - Coord. nat. l'Ernesto
- Mauro Gemma - Directeur l'Ernesto online
- Stefano G. Azzarà - Université di Urbino
- Manuela Ausilio - Comunisti Uniti Lazio
- Luca Minghinelli - Campo Antimperialista
- Massimo Maccagno - Campo Antimperialista
- Antonio Mazzeo - JOurnaliste
- Aurelio Fabiani - Casa Rossa, Spoleto
- Miguel Urbano - Ecrivain
- Enrico Mascelloni - Critique d’art, Roma

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giulemanidalliran@alice.it