jeudi 25 février 2010

Jérusalem et l’action arabe conjointe

mercredi 24 février 2010 - 08h:47
Ahmad Y. Al-Qarei - Al-Ahram/hebdo
Nos ancêtres ont déjà réussi à libérer Jérusalem plus de 40 fois en 3 000 ans. Nous devons donc nous donner la mission de la libérer une autre fois.
(JPG)
Manifestation à Jérusalem pour accéder à la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem
(photo : Activestill.org)
Jérusalem est la principale cause arabe. Il était donc tout à fait normal qu’elle occupe la priorité dans tout agenda arabe à partir de l’action palestinienne conjointe à l’action bilatérale ou multilatérale arabe. Cependant, il semble que cette priorité a connu un recul évident dans l’action arabe conjointe. C’est ainsi que les festivités de Jérusalem, capitale de la culture arabe en 2009, ont été limitées à Jérusalem seulement. Nous comptions beaucoup sur ces festivités en tant que point de départ d’une campagne médiatique et culturelle sans précédent, aux niveaux arabe et international. Mais ce n’était pas le cas. Jérusalem avait vraiment besoin d’une telle campagne, car elle a connu les plus violents plans de judaïsation à partir des tentatives de Sharon de transgresser l’Esplanade des mosquées en 2000, à l’abolition du droit de séjour à Jérusalem de 50 000 arabes vivant à l’extérieur du mur de séparation. Tout ceci se passe alors que les médias arabes se contentent de quelques nouvelles brèves et de quelques rares articles et études sans lancer une campagne médiatique globale et bien étudiée pour mobiliser les sentiments arabes autour de la priorité de l’arabité de Jérusalem dans l’agenda de l’action arabe conjointe.
Les festivités de 2009 de Jérusalem, capitale de la culture arabe, n’étaient pas suffisantes. La cause de Jérusalem a besoin de nombreux efforts. Les festivités de 2009 pouvaient être le début d’une décennie consacrée à Jérusalem jusqu’en 2019 ou jusqu’à sa libération. Nos ancêtres ont déjà réussi à libérer Jérusalem plus de 40 fois en 3 000 ans. Nous devons donc nous donner la mission de la libérer une autre fois. Jérusalem a besoin, plus que jamais, des efforts des forums de pensée, de sciences, d’enseignement, de culture et de médias arabes pour faire face aux campagnes israéliennes récurrentes qui font la une des différents médias européens et américains.
(JPG) Dans ce contexte, nous pouvons étudier une situation actuelle où l’action arabe conjointe a connu un cuisant échec. Il s’agit de la question de la déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de l’UE dont le projet a été publié début décembre 2009 concernant Jérusalem et les négociations. Alors qu’Israël s’est empressé d’exercer des pressions sur l’UE et que des amendements ont été opérés sur le projet européen pour s’accommoder avec la position israélienne, l’action arabe conjointe est restée inerte. Bien que le projet de rapport européen ait été déclaré à l’avance, le 23 novembre 2009, Israël s’est empressé de le mettre en doute et a prétendu qu’il se contredisait avec la politique du Quartette. Il a même prétendu que ce projet était une tentative de faire avorter les tentatives américaines pour la reprise des négociations entre les Palestiniens et les Israéliens et qu’il tentait d’imposer des règlements contradictoires aux plans du président américain Barak Obama. Toujours pas de position du côté de l’action arabe conjointe. C’est ainsi que l’UE s’est trouvée obligée de se plier aux pressions américaines et israéliennes pour amender le projet à la faveur d’Israël.
Ces dernières années, Israël a essayé de propager l’idée que le conflit dans la région était une guerre israélienne contre le terrorisme. Il a réussi à exploiter les événements du 11 septembre à son compte. C’est ainsi qu’il a réussi à déformer l’image des Arabes dans la pensée américaine, les plaçant dans une position permanente d’autodéfense.
Auparavant, Israël avait refusé l’initiative de paix arabe avant même sa soumission à la conférence du sommet arabe, c’est-à-dire depuis que le prince Abdallah bin Abdel-Aziz l’a déclarée. Ce dernier a même proposé de participer au sommet de Beyrouth pour parler directement avec les leaders arabes, déclarant qu’il possédait un plan de paix en trois étapes. Premièrement, un cessez-le-feu selon les ententes de Tenet et les recommandations du rapport de Mitchell. Deuxièmement : une trêve de longue durée permettant à l’Autorité palestinienne de réaliser l’unité géographique de ses territoires sans traçage des frontières. Troisièmement : délimiter les frontières finales des deux Etats qui seront déterminées selon les relations futures et selon les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité relatives aux frontières sûres et reconnues.
Quelques heures seulement après la déclaration du sommet de Beyrouth, pour prouver son hostilité à l’initiative de paix arabe, Sharon a dévasté Ramallah et a encerclé l’ancien président palestinien Yasser Arafat au siège de sa présidence. De plus, Sharon a déclaré son refus de la clause la plus importante de l’initiative relative au retrait aux frontières de 1967 et au retour des réfugiés. Quant aux autres initiatives, Israël n’approuvait que les clauses permettant la consolidation de l’occupation. Il suffit dans ce contexte de rappeler le désengagement d’Israël envers la feuille de route américaine. Le gouvernement du Likoud a alors pris pour prétexte son différend avec le parti du Travail et a invité à l’organisation d’élections anticipées le 28 janvier 2003.
Nous devons profiter de toutes ces réalités et reconnaître l’importance de la méthodologie juridique en traitant la question de Jérusalem partant du fait que nous sommes les propriétaires des droits légitimes. Pour faire face à l’intransigeance israélienne et aux pratiques agressives israéliennes, nous devons également renforcer les sources des forces politiques, économiques et militaires des pays arabes et entamer une action se basant sur les dimensions juridiques de notre cause.
Al-Ahram/hebdo - Semaine du 24 février au 2 mars 2010, numéro 807 - (Opinion)
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8238

Afghanistan : Obama ordonne une escalade de la guerre

mardi 23 février 2010 - 06h:29
Joe Kishore - WSWS
Les méthodes employées dans la ville de Marjah donnent un aperçu de ce que l’administration Obama et le Pentagone réservent au peuple afghan, écrit Joe Kishore.
(JPG)
Ville de Marjah - Des civils fuient ce qui va devenir la zone des combats entre les troupes d’occupation et la résistance afghane - Photo : AP
L’attaque lancée le 13 février contre la ville de Marjah est la première offensive majeure entreprise par l’armée américaine en Afghanistan depuis que le président Barack Obama a ordonné l’escalade de la guerre menée par les États-Unis avec l’envoi de 30 000 soldats supplémentaires.
L’attaque sur Marjah est la plus importante opération militaire américaine dans la guerre depuis l’invasion ordonnée en 2001 par George W. Bush.
Marjah doit être suivie par toute une série d’offensives sur l’Helmand et Kandahar, les deux provinces très peuplées du sud de l’Afghanistan qui sont au cœur de la résistance contre le régime d’occupation américain. Selon les chiffres publiés le mois dernier, ces deux provinces représentent à elles seules plus de 600 des 1600 tués que l’on dénombre dans les forces américaines et de l’OTAN dans la guerre en Afghanistan.
Les méthodes employées dans la ville de Marjah donnent un aperçu de ce que l’administration Obama et le Pentagone réservent au peuple afghan tout au long de cette année, dès que le printemps rendra possible un déploiement plus agressif de la puissance de feu américaine, en particulier des avions et des hélicoptères de combat dont l’utilisation s’est réduite au cours de l’hiver.
La prétention affichée par les autorités américaines, et répétée à foison par les médias, que l’offensive serait conduite avec un minimum de morts civils a déjà volé en éclats et dès ce dimanche, alors que 12 personnes ont été massacrées dans une attaque militaire contre une maison dans cette ville d’environ 80 000 personnes. Parmi les morts figurent 6 enfants. Au total, 20 civils ont été tués, selon les médias.
De plus, l’armée américaine affirme avoir abattu environ 100 des quelque 400 combattants de la résistance armés de fusils et de lance-grenades qui s’opposent à 15 000 soldats américains, britanniques, canadiens et fantoches afghans, lourdement armés et soutenus par des avions, des drones et de l’artillerie. Pour les Etats-Unis, quiconque résiste à l’occupation est qualifié de Taliban, et il est impossible de déterminer combien de ces morts étaient effectivement des combattants.
Une agence médicale italienne a aussi accusé les forces de l’OTAN d’avoir empêché que des Afghans blessés soient transportés vers les hôpitaux de Lashkar Gah, la capitale provinciale. Dans la province de Kandahar, à l’est de Marjah, cinq civils ont été tués dans un raid aérien, une autre « erreur », selon les responsables américains.
Après avoir établi le contrôle sur la ville, les forces d’occupation ont planifié une fouille porte-à-porte à la recherche de ceux qui s’opposent à l’occupation. Avec un soldat pour cinq personnes dans la zone Marjah, il y aura sans aucun doute encore beaucoup plus de victimes civiles.
L’opération dans Marjah a été lancée dès le départ comme une offensive de propagande, visant autant le peuple américain que le peuple afghan. Un « succès » dans Marjah est destiné à prouver la viabilité de l’escalade voulue par Obama en Afghanistan, et la viabilité de la stratégie contre-insurrectionnelle du commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley Mc Chrystal.
Les médias américains - composés principalement de journalistes « embarqués » dans les diverses unités de l’armée et qui soumettent leurs reportages à la censure militaire - ont consciencieusement répété la ligne gouvernementale selon laquelle tout est fait pour minimiser les pertes civiles et gagner « les cœurs et les esprits » du peuple afghan. Mc Chrystal s’est vanté que les forces de l’OTAN apportaient dans leurs bagages un gouvernement « en boîte » qui est prêt à fonctionner, et en principe, prêt à apporter la paix et la prospérité dans Marjah.
Les tueries de civils sont inévitablement présentées comme malheureuses, mais inévitables. Ceci est accompagné d’un débat sur les contraintes supposées appliquées sur les actions des États-Unis pour éviter la mort de civils, augmentant le danger encouru par les soldats. Le corollaire de cette attitude est prévisible : le déchaînement de violence et d’atrocités par les militaires sera présenté comme la réponse de soldats frustrés par ces restrictions, et sera donc imputé à ceux qui résistent à l’occupation.
L’offensive pour prendre le contrôle de Marjah n’est que la première étape d’une offensive dans les provinces du Helmand et de Kandahar au sud, bastions de la résistance à l’occupation étrangère au le régime fantoche corrompu du président Hamid Karzai. Cet objectif sera rempli grâce aux meurtres à grande échelle et à la répression brutale et systématique de quiconque s’opposera au droit des États-Unis d’occuper l’Afghanistan.
Une fois le contrôle des États-Unis consolidé dans Marjah et dans la province du Helmand, et avec encore plus de renforts américains arrivant au printemps, des campagnes de plus en plus sanglantes sont à attendre, culminant par un assaut sur Kandahar, la deuxième ville d’Afghanistan et berceau des Talibans, dirigée le jour par Ahmad Wali Karzaï - frère du président et baron de la drogue - et dirigée la nuit par les Talibans.
Avec une population de près d’un demi-million d’habitants, Kandahar est de taille comparable à Falloujah, la ville irakienne en grande partie détruite par les troupes américaines en Novembre 2004 et citée par les responsables militaires comme un modèle pour l’actuelle campagne.
L’opération criminelle conduite sous la direction de l’administration Obama s’est accompagnée du silence des organisations « anti-guerre » de la classe moyenne aux États-Unis. Ces groupes se sont totalement compromis avec leur soutien à Obama et, de fait, ils défendent les objectifs fondamentaux des États-Unis dans cette guerre.
Le produit phare de ces organisations, le magazine « The Nation », n’a pas publié un seul article sur son site Web concernant l’offensive sur Marjah. Le seul commentaire publié sur l’Afghanistan se concentre sur les questions tactiques se posant à la classe dirigeante, par exemple si les forces américaines devraient oui ou non s’engager dans des négociations avec une partie des Talibans.
L’offensive au sud de l’Afghanistan montre que l’arrivée au pouvoir de Barack Obama et du Parti démocrate n’a servi en rien à stopper le renforcement du militarisme américain. L’escalade afghane s’est combinée avec une forte augmentation des attaques de missiles drones américains sur le Pakistan - qui ont tué 123 civils rien que pour le mois de janvier - l’ouverture d’un nouveau front de la « guerre contre le terrorisme » au Yémen, des menaces de plus en plus vives contre l’Iran, et de plus en plus d’actions provocatrices à l’égard de la Chine.
Le développement de la guerre est déterminé par les intérêts fondamentaux du capitalisme américain, notamment par la mise en place d’un contrôle sur les régions géo-stratégiques du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. La guerre est l’expression à l’extérieure des intérêts prédateurs de l’élite financière américaine. La bulle des budgets militaires - comme l’a été le renflouement massif des banques - sera financée au moyen de coupes dans les programmes sociaux et par l’intensification de l’exploitation de la classe ouvrière.
Il est nécessaire de lancer une nouvelle mobilisation contre la guerre avec l’exigence d’un retrait immédiat et inconditionnel d’Afghanistan de toutes les troupes américaines et autres troupes étrangères.
Une telle mobilisation doit partir de la compréhension fondamentale que la lutte contre la guerre doit être un combat contre le capitalisme, l’administration Obama et les deux grands partis affairistes. Elle exige la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste.
17 février 2010 - World Socialist Web Site - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.wsws.org/articles/2010/f...
Traduction : Info-Palestine.net
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8228

Où va la légitimité israélienne

publié le mercredi 24 février 2010
Michel Warschawski
 
L’isolement croissant d’Israël à l’intérieur de la communauté internationale est une réalité, même si souvent cette réalité est cachée.
L’Institut Reut est un groupe de réflexion israélien semi-officiel qui traite tant de la sécurité que des questions socio-économiques, et fournit des rapports au gouvernement. Certains de ces rapports touchent à des questions bien connues et presque évidentes dont tout lecteur de la presse est averti. C’est le cas de son dernier rapport sur « L’érosion de la légitimité d’Israël dans l’arène internationale ».
« Israël fait face actuellement à une offensive spectaculaire contre la légitimité même de son existence en tant qu’Etat juif et démocratique », indique le rapport. Les chercheurs de l’institut ont même réussi à identifier l’élément déclencheur de cette nouvelle vague de délégitimisation : « l’opération Plomb durci à Gaza ». Quelle perspicacité !
« Le but (de la campagne) est d’isoler Israël sur le plan international et, en fin de compte, d’en faire un Etat paria en diabolisant le pays, en promouvant une campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS), et en engageant un combat juridique contre l’Etat et ses citoyens ».
BDS constitue la préoccupation centrale du rapport de l’Institut Reut :
« Les tentatives de diabolisation d’Israël fournissent la plate-forme idéologique et rhétorique pour amener la politique de BDS sur le terrain de l’université, de l’économie, de la culture, du sport et de la sécurité.
« Bien que le mouvement BDS ait pénétré plusieurs universités, syndicats et groupes confessionnels, il n’a jusqu’à maintenant connu que des succès concrets limités. Toutefois, des actions ont parfaitement réussi à populariser et à mobiliser un activisme anti-Israël qui regroupe efficacement des antisionistes et des contestataires de la politique israélienne spécifique.
« Le risque qui pèse, c’est qu’une telle campagne instaurera une équivalence entre Israël et l’Afrique du Sud de l’époque de l’apartheid qui pénètrera le courant dominant de la conscience collective publique et politique. Compte tenu de la dépendance d’Israël pour un commerce énergique, ainsi que de ses engagements scientifiques, universitaires et technologiques avec d’autres pays, ce mouvement tendant à l’isolement du pays peut constituer une menace stratégique. »
Ce qui n’a pas échappé aux chercheurs de l’Institut Reut, c’est qu’en effet l’Afrique du Sud est une sorte de modèle, et que la campagne BDS s’est inspirée de façon irrévocable de la campagne de boycott contre l’apartheid d’Afrique du Sud. Oui, « faire, en fin de compte, (d’Israël) un Etat paria », jusqu’à ce qu’il agisse en conformité avec le droit international et remplisse totalement ses engagements envers les conventions internationales, telles les Conventions de Genève. Ce n’est pas implicite mais une stratégie ouverte et cohérente, touchant au domaine politique comme aux domaines économique, culturel, éducatif, sportif et commercial.
S’agit-il d’une « menace stratégique » comme semble le penser l’Institut Reut ? Pas encore : si la campagne BDS gagne progressivement le soutien de la société civile mondiale, elle n’influe pas sur la politique de la plupart des gouvernements, qui, à l’instar de l’Union européenne, préfèrent convaincre et « exercer des pressions tranquilles et amicales » plutôt que de pratiquer une stratégie de sanctions. Même l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne n’a pas été suspendu, malgré le fait que l’Etat d’Israël viole manifestement les termes mêmes de cet accord.
Le gouvernement israélien cependant ne devrait pas être trop sûr de lui : plusieurs Etats européens ont, officieusement, fait comprendre au mouvement de solidarité dans leurs pays respectifs que, bien qu’ils ne puissent participer à la campagne, ils n’étaient pas pour autant fâchés des initiatives de BDS. Même l’administration US n’est pas satisfaite de la politique de refus de l’actuel gouvernement israélien et de sa décision de passer outre la demande du Président Obama en poursuivant ses activités de colonisation. L’isolement croissant d’Israël à l’intérieur de la communauté internationale est une réalité, même si souvent cette réalité est cachée. L’impertinence agressive du ministre des Affaires étrangères, Lieberman, et de son adjoint, Danny Ayalon, envers la Turquie est symptomatique : depuis plusieurs décennies, la Turquie est un allié stratégique d’Israël et cette alliance est une pierre angulaire de la stratégie US au Proche-Orient ; cette relation stratégique n’est pas seulement menacée par cet aveuglement politique mais aussi, et cela suffirait, par la création de beaucoup de soucis pour Washington et le fort désir US de se débarrasser de l’actuel gouvernement.
La Maison-Blanche franchira-t-elle le pas entre une relation « personnelle » inamicale et une pression politique réelle ? Dans l’immédiat, sans doute que non. Mais à moyen terme, ce n’est pas impossible. Il y a vingt ans, le Premier ministre israélien était Yitzhak Shamir, qui s’était opposé aux exigences explicites des Etats-Unis pour le gel de la colonisation. En moins d’un an, et par des pressions financières, il s’était trouvé remplacé par Yitzhak Rabin qui a accepté d’ouvrir des négociations avec l’OLP. Les intérêts stratégiques US au Moyen-Orient (la guerre contre l’Iraq) sont plus forts que le lobby israélien à Washington. Cela pourrait bien se renouveler, et dans un avenir pas si lointain.
Publié par l’AIC le 19 février
traduction : JPP pour l’AFPS

Le réflexe du scorpion

publié le mercredi 24 février 2010
Hmida Ben Romdhane
 
Il semble que les Israéliens se sont finalement rendus compte que leur image s’est beaucoup ternie, que cela ne peut plus durer et qu’il est temps d’agir en lançant une grande opération de relations publiques dans le monde.
Les concepteurs de cette campagne sont loin d’être à court d’idées. Des idées pour redorer le blason du pays, ils en ont à revendre. Et tout d’abord, tout Israélien en voyage d’affaires à l’étranger ou pour faire du tourisme doit se transformer en diplomate pour promouvoir l’image de son pays avec les interlocuteurs étranger qui ont « une fausse idée » d’Israël.
La « fausse idée » est qu’Israël est un pays qui aime faire la guerre alors que la réalité qui crève les yeux est qu’il est un « pays pacifique », il a donné à l’humanité « les tomates-cerises », il a « remporté le prix de la meilleure chanson au concours de l’eurovision de 1998 » et il aime tout le monde, même si tout le monde le déteste. Voici l’image que les hommes d’affaires-diplomates et les touristes-diplomates titulaires du passeport israélien sont appelés de toute urgence à faire circuler dans le monde.
Certains pourraient être tentés par un ouf de soulagement à l’idée que les Israéliens se sont enfin rendus compte que l’image de leur pays est gravement ternie et que, nonobstant le caractère risible de leur campagne de relations publiques, ils ont tout de même pris l’initiative de tenter de gagner la sympathie du monde.
Mais quelle est la raison qui, pour les Israéliens, explique le ternissement de la réputation de leur pays ? Leur politique de répression des Palestiniens et d’occupation de leurs terres ? La colonisation incessante ? Leur mépris du droit international ? Leurs guerres contre des peuples plus faibles ou désarmés ? Non, pour les Israéliens, aucune de ces raisons ne peut être derrière la mauvaise réputation de leur pays. Sans doute ont-ils vaguement entendu parler de ces raisons, mais elles n’expliquent rien du tout, puisqu’elles relèvent des calomnies dont sont coutumiers les ennemis d’Israël.
La vraie raison qui explique l’image négative dont souffre Israël est ailleurs. Les brillants stratèges israéliens des relations publiques expliquent à qui veut bien entendre que cette vraie raison se trouve dans la perception, apparemment universelle, qu’« Israël est un pays arriéré ». Pour mieux comprendre, il faut voir le spot publicitaire que se relaient les différentes chaînes de télévision israéliennes. Un personnage guide un chameau en plein désert en le tirant par la bride. Le spot nous informe que « le chameau est l’animal israélien typique qui sert à transporter eau, marchandise et munition » à travers le désert du Néguev. Une voix off s’adresse en hébreu aux téléspectateurs : « Malades d’être vus ainsi dans le monde ? Changez l’image ! »
En psychologie, cela s’appelle une ruse de l’esprit. C’est-à-dire que quand on refuse une situation, ou quand on est montré du doigt suite à un comportement répréhensible, on tente de se disculper en rejetant la responsabilité sur les autres qui, du moment où ils nous en veulent, ont forcément de faux jugements ou des idées préconçues sur nous et sur nos comportements. Israël souffre précisément de cet état pathologique et son « esprit » n’hésite pas à inventer les raisons les plus débiles pour tenter de camoufler la réalité politique hideuse du pays.
Mais, comme par un fait exprès, plus Israël s’efforce de camoufler sa réalité politique hideuse, plus cette réalité est étalée au grand jour sur la scène planétaire. Car, Israël a un peu le réflexe du scorpion qui, à force d’utiliser son dard venimeux contre tout ce qui bouge, n’avait pu s’empêcher de piquer la tortue qui l’aidait à traverser la rivière et avait sombré avec elle. A force de tirer sur ceux qu’il considère comme ses ennemis, Israël a fini par se tirer dans les pattes. C’est ce réflexe de scorpion qui a poussé les responsables israéliens à envoyer à l’étranger, au lieu des « touristes-diplomates » censés redorer son blason, des touristes-tueurs qui ont donné le coup de grâce à la réputation chancelante du pays.
L’affaire de l’assassinat d’un responsable du Hamas à Dubaï par les touristes-tueurs a mis Israël dans le pétrin. Mais elle a aussi mis à nu l’incroyable inhumanité de ce que l’on nomme communément la communauté internationale. Il y a eu mort d’homme à Dubaï. Ce qui est incroyable est que ce crime n’a été évoqué par aucun des vociférateurs européens, émus seulement par le délit de falsification des passeports des tueurs. La Grande- Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Irlande ont réagi vivement non pas parce que, avant tout, un homme a été tué, mais parce que leurs passeports ont été utilisés par les tueurs. Israël est pris à partie dans ces pays, non pas parce que, comme d’habitude, il tue impunément qui il veut, mais parce que le Mossad a falsifié quelques documents de voyage. Certes des responsables européens ont « condamné sans appel » hier le crime de Dubaï, mais n’ont pas expliqué pourquoi cette condamnation intervient avec plusieurs semaines de retard. Il est vrai que le mort est un Arabe et les tueurs-falsificateurs sont des Israéliens. Le contraire aurait mis le monde sens dessus-dessous.
publié par la Presse de Tunisie

Israël doit des billions de shekels aux travailleurs Palestiniens

Ecrit par Monique Poupon   
24/02/2010
De 1970 à 2009, les salaires des travailleurs Palestiniens venant des Territoires Palestiniens Occupés ont été ponctionnés sans vergogne par le Département des Paiements Israélien. "Un travailleur Palestinien recevra pour son travail en Israël un salaire net et brut équivalent au salaire de chaque travailleur en Israël avec des caractéristiques personnelles et professionnelles identiques. Un travailleur Palestinien est éligible pour des conditions sociales auxquelles chaque travailleur avec des caractéristiques identiques est éligible en Israël, en accord avec la loi, les ordres d'expansion et les accords de groupe. Le Département des Paiements de l'Unité de Soutien est responsable de la mise en pratique de la décisions sus-mentionnée." Ce sont les mots écrits par le Ministère de l'Industrie, du Commerce et du Travail en 2010 sur son site internet. C'est également comme ceci que commence le bulletin socio-économique publié par le Centre d'Information Alternatif et rédigé par Hanna Zohar et Shir Hever.

Ce bulletin se veut une étude claire et précise réalisée dans le but d'annoncer le montant approximatif de la dette Israélienne envers les travailleurs Palestiniens.

En effet, pendant presque 30 ans, les Palestiniens travaillant en Israël ont vu leur salaire significativement réduit chaque mois sous le couvert de charges sociales pour les travailleurs. Une situation orchestrée par leurs employeurs, qui reversaient la grande partie de l'argent au Ministère Israélien des Finances et à la Fédération de l'Union du Commerce Israélienne.

Le Département des Paiements Israélien a été établi au départ pour égaliser les conditions et chances sociales des travailleurs Palestiniens en prélevant la même somme que celle prélevée sur les salaires des Israéliens. 92% de la somme prélevée devait couvrir l'Assurance Nationale pour la retraite, ainsi que pour les frais de maladie, handicap, maternité et renvoi. Or, le Département des Paiements, situé de 1970 à 2009 sous la juridiction du le Ministère de l'Industrie, du Commerce et du Travail, transférait cet argent au Ministère des Finances où il était seulement utilisé pour les travailleurs en question en cas d'accidents du travail et de banqueroute de l'employeur.

Une situation inéquitable donc, pour ces travailleurs ponctionnés autant que leurs collègues Israéliens mais dont l'argent ne servait que très peu à les protéger en réalité.

Si les calculs effectués pour cette étude socio-économique est exacte, l'Etat d'Israël doit actuellement des billions de shekels à ces travailleurs Palestiniens, une dette qui doit être reversée à ceux-ci ou à leurs bénéficiaires.

Pour lire l'étude complète, cliquez ici.
http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4573

Un homme de Harvard appelle à une mesure génocide pour réduire les naissances Palestiniennes

Ecrit par Electroniq Intifada / traduction : Monique Poupon   
24/02/2010

Un homme du Centre Météorologique pour les Affaires Internationales de l'Université de Harvard, Martin Kramer, a appelé "l'Ouest" à prendre des mesures pour réduire les naissances des Palestiniens, une proposition qui paraît rencontrer la définition légale internationale d'un appel au génocide.
Kramer, qui est aussi un homme de l'influent Institut de Washington pour la Politique du Proche-Orient (IWPPO), a lancé cet appel tôt ce mois-ci dans un discours à la Conférence Herzliya d'Israël, une vidéo de celui-ci est posté sur son blog ("Jeunes hommes superflus", le 7 février 2010).
Dans le discours Kramer a rejeté les visions communes que la "radicalisation" Islamique est causé par les politiques Américaines telles que la sympathie pour Israël, ou l'appui des dictatures despotiques, et a affirmé que c'était inhérent à la démographie des sociétés Musulmanes comme le Yemen, l'Irak, l'Afghanistan et la Bande de Gaza occupée par les Israéliens. Trop d'enfants, a-t-il soutenu, mènent à trop de "jeunes hommes superflus" qui ensuite deviennent des radicaux violents.
Kramer a proposé que le nombre d'enfants Palestiniens nés dans la Bande de Gaza devrait être délibérément réduit, et a prétendu que cela "se passerait plus vite si l'Ouest arrête de fournir des subventions pro-natales aux Palestiniens avec le statut de réfugié".
Dû au blocage Israélien, la grande majorité des Palestiniens à Gaza sont maintenant dépendants de l'aide en nourriture des Nations Unies. Ni les Nations Unies, ni aucune autre agence, fournissent la Palestine avec spécialement "des subventions pro-natales". Kramer est apparu comme assimilant n'importe quelle assistance humanitaire à tout ce qui pousse les Palestiniens à se reproduire.
Il a ajouté, "Les sanctions actuelles d'Israël sur Gaza ont un but politique - miner le régime du Hamas - mais s'ils cassent aussi la croissance emballée de la population de Gaza, et il y a une certaine preuve qu'ils l'ont, cela pourrait commencer à casser la culture du martyre qui demande un approvisionnement constant de jeunes hommes superflus." Ceci, a-t-il clamé, traiterait le problème de la radicalisation Islamique "à son origine".

La Image des Nations Unies de 1948, créée dans le sillage de l'holocauste Nazie, définit un génocide comme incluant des mesures "résolues à empêcher les naissances internes" à un spécifique "groupe national, ethnique, racial ou religieux".
 
Le Centre Météorologique de Harvard se décrit comme "le plus grand centre de recherche international à l'intérieur de la Faculté de Harvard des Arts et des Sciences". En plus de ses positions à Harvard et au IWPPO, Kramer est le "président-désigné" du Collège Shalem à Jérusalem, une institution de droite Sioniste qui aspire à être le "Collège du Peuple Juif".

Des porte-paroles pro-Israël des Etats-Unis participent souvent à la Conférence Herzliya, un rassemblement annuel influent de l'établissement politique et militaire d'Israël. La conférence de cette année a été aussi assistée par le chroniqueur du New York Times Thomas Friedman et, une première pour un représentant Palestinien, par Salam Fayyad, convenu Premier Ministre de l'Autorité Palestinienne basée à Ramallah.
L'appel de Kramer pour empêcher les naissances Palestiniennes reflète une inquiétude Israélienne et Sioniste de longue date à propos d'une soi-disant "menace démographique" pour Israël, comme les Palestiniens sont sur le point de dépasser en nombre les Juifs Israéliens à la fois à l'intérieur d'Israël et des Territoires Palestiniens occupés.
Une vision raciste tellement extrême a été diffusée à la Conférence Herzliya dans le passé. En 2003, par exemple, D.Yitzhak Ravid, un expert en armements du gouvernement Israélien, a appelé Israël à "implanter une politique de planning familial rigoureuse envers la population Musulmane", en référence aux 1.5 millions de Palestiniens citoyens d'Israël.

Source: Electronic Intifada, 22 février 2010, http://electronicintifada.net/v2/article11091.shtml
Traduction : Monique Poupon

La chef de la diplomatie de l'UE en Israël le 17 mars

25/02/2010
La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, se rendra en Israël le 17 mars à l'invitation du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a annoncé hier la mission israélienne auprès de l'UE. À cette occasion, Mme Ashton et M. Lieberman « poursuivront leur discussion sur le renforcement des relations entre Israël et l'UE, ainsi que sur d'autres sujets ». Contacté par l'AFP, le cabinet de Mme Ashton a confirmé que la haute représentante allait se rendre prochainement dans la région sans pouvoir donner de précisions sur la date de cette visite. Son porte-parole a cependant indiqué qu'elle ne se rendrait pas seulement en Israël.

Quinze suspects supplémentaires dans l’affaire de Dubaï

25/02/2010
La police de Dubaï a élargi hier le cercle des suspects dans l'assassinat d'un cadre du Hamas, dont elle accuse le Mossad israélien, en ajoutant 15 porteurs de passeports occidentaux, dont six britanniques et trois français, aux 11 déjà annoncés. Comme à la mi-février lors de l'annonce de la liste des 11 premiers suspects, la police de Dubaï a publié des copies des photographies des 15 nouvelles personnes telles que figurant sur ce qu'elle a présenté comme des vrais-faux passeports. Sur les 26 suspects, dont six femmes, le plus gros contingent est constitué d'utilisateurs de passeports britanniques (12), suivis par six porteurs de passeports irlandais, de quatre personnes munies de passeports français, de trois de passeports australiens et d'un détenteur d'un passeport allemand. La police de Dubaï n'a pas exclu, dans son communiqué publié hier, d'ajouter de nouveaux suspects à sa liste et a assuré que tous les documents de voyage utilisés étaient de vrais passeports. Dans ses nouvelles révélations, la police a indiqué que vingt-deux des suspects, présents à Dubaï entre les 18 et 20 janvier, avaient directement ou indirectement participé à l'assassinat du cadre du Hamas Mahmoud al-Mabhouh. 

Le projet israélien menace la reprise des négociations de paix

25/02/2010
Lieux saints
Des colons juifs en Cisjordanie occupée ont adressé une lettre au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour le presser d'inscrire au patrimoine d'Israël deux autres tombes de personnages bibliques, les tombes présumées d'Othniel Ben Kenaz, un des Juges de la Bible, et de Ruth la Moabite, a indiqué hier le quotidien Yediot Aharonot.
Cette annonce survient en pleine controverse sur la décision de M. Netanyahu de placer deux lieux saints de Cisjordanie, le Caveau des patriarches à Hébron et la tombe de Rachel près de Bethléem, sur la liste des monuments historiques d'Israël. Mahmoud Abbas a qualifié mardi de « provocation » cette décision et a mis en garde contre le risque de « guerre religieuse ». Le bureau de M. Netanyahu a vertement répliqué à ces propos en accusant mardi soir M. Abbas de mener « une campagne hypocrite et fallacieuse ».
Hier, un haut responsable palestinien a enfoncé le clou, avertissant que la volonté d'Israël d'inscrire ces lieux sacrés de Cisjordanie occupée au patrimoine de l'État hébreu menace la reprise de toute négociation de paix, y compris même des pourparlers indirects. Cette décision entre dans la stratégie « délibérée d'empoisonnement de l'atmosphère par un gouvernement (israélien) de droite qui ne veut pas la paix ou de négociations sérieuses », a déclaré à Ramallah un dirigeant de l'OLP, Yasser Abed Rabbo. Parallèlement, la France a estimé que la décision israélienne n'allait pas dans le sens de la confiance nécessaire à la reprise des négociations de paix. « Nous appelons à des gestes de confiance mutuels pour favoriser un climat positif », a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero. De même, la Turquie a déploré la décision d'Israël et a estimé que cette mesure allait créer une « profonde défiance » préjudiciable au processus de paix au Proche-Orient. Ankara a invité Israël à « s'abstenir d'initiatives unilatérales et provocatrices » concernant des monuments historiques appartenant à « l'héritage culturel islamique ».
Des accrochages opposent depuis lundi des Palestiniens à l'armée israélienne à Hébron, à proximité du Caveau des patriarches (de la Bible) - ou mosquée d'Ibrahim (nom musulman d'Abraham) pour l'islam. Ce lieu saint juif et musulman est divisé en deux parties depuis le massacre de 29 croyants palestiniens dans une salle de prière par un colon israélien en 1994. 

Haniyeh appelle l'Europe à démasquer l'aspect criminel et terroriste de l'occupation.

[ 24/02/2010 - 13:26 ]
Gaza- CPI

Le gouvernement de l'entente dirigé par le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a condamné toute  reprise des négociations de l'autorité palestinienne avec l'ennemi occupant sioniste, en qualifiant cette reprise comme une récompense aux violations et crimes continuels de l'occupation contre les droits légitimes du peuple palestinien, notamment après la dernière annonce sioniste d'annexer les lieux saints islamiques à son prétendu patrimoine archéologique juif.
Dans son communiqué hebdomadaire, le gouvernement de l'entente a souligné, le mardi soir 23/2, que toute reprise des négociation représente un récompense gratuite au gouvernement terroriste sioniste qui profite des faits sur le terrain pour accomplir ses agendas criminels de colonialisme et de judaïsme, et surtout ses crimes d'assassinats contre les leaders palestiniens dont Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï, le moi passé, par un commando du Mossad.

"L'annonce du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu lors d'une réunion plénière à la Knesset, d'annexer nos lieux saints (la mosquée d'al-Ibrahimi et de Bilal Ibn Rabah, représente une violation solennelle et une décision illégitime qui ne va rien changer à la réalité que les deux mosquées appartiennent à notre patrimoine historique et profondément islamique", a contesté le gouvernement palestinien d'entente, en condamnant les violations sionistes très flagrantes qui violent systématiquement les lois, règles et chartes onusiennes, internationales et humaines.
Haniyeh a appelé l'organisation onusienne "UNESCO" à assumer ses responsabilités et condamner explicitement les violations de l'entité sioniste et renforcer l'identité arabe et islamique des lieux saints et les protéger des violations sionistes programmées.
Haniyeh a attiré l'attention de l'opinion publique et de la communauté internationale à la nécessite de poursuivre les criminels du Mossad qui ont profité de la possession des passeports européens en violant la souveraineté d'un pays arabe, et perpétrant leur violent crime d'assassinat contre l'innocent, Mahmoud al-Mabhouh.
Le premier ministre palestinien a rappelé l'Union Européenne que l'occupation n'est qu'une entité terroriste et criminelle qui menace la sécurité internationale et sème la terreur au monde entier, en soulignant que la guerre contre le terrorisme doit se pencher vers le combat et la condamnation des dirigeants criminels israéliens qui ont donné feu vert pour l'exécution des crimes d'assassinats dans plusieurs pays régionaux et internationaux.
En invitant l'Europe à boycotter l'occupation et démasquer son aspect terroriste et criminel, Haniyeh a exigé des poursuites judicaires contre le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, après l'appel du chef général de la police de Dubaï, Dahi Khalfan, qui a dévoilé les assassins du Mossad (leurs photos réelles, leurs cartes de crédits, leurs communications, leurs passeports européens prétendus falsifiés par le Mossad, et après les affirmations du Sunday Times qui a accusé Netanyahu d'avoir tué al-Mabhouh en utilisant des identités réelles et passeports européens.

Le gouvernement a appelé le sommet arabe prévu, à Tripoli, en Libye, à adopter des mesures efficaces et des moyens tangibles pour protéger les lieux saints islamiques dans les territoires palestiniens occupés et lever totalement le blocus sioniste arbitraire qui continue d'exterminer les habitants de Gaza depuis plus de 4 ans consécutifs.

Les brigades d'al-Qassam avertissent l'occupation de toute tentative pour assassiner Haniyeh

[ 24/02/2010 - 18:43 ]
Gaza – CPI

Les brigades d'al-Qassam, la branche militaire du mouvement du Hamas, ont mis en garde de toute tentative sioniste pour assassiner le premier ministre, Ismaïl Haniyeh ou l'un de leurs leaders, en appelant l'occupation à bien étudier les conséquences de ces crimes.
Dans une déclaration de presse rapportée par l'agence "Qods Presse", le porte-parole des brigades d'al-Qassam, Abou Obeidah a dit que les dernières menaces sionistes d'assassiner le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, confirment leurs politiques criminelles, en ajoutant que cet appel vient dans le cadre des réactions sionistes au crime d'assassinat du Mossad sioniste contre le martyr Mahmoud al-Mabhouh, et pour affirmer que l'occupation est coupable de ce crime.
"Les menaces sionistes de cibler nos leaders ne nous effrayent pas, et que nous allons poursuivre notre résistance pour défendre notre peuple, nos leaders et Moudjahiddins", a-t-il poursuivi.
Le président du comité parlementaire à la Knesset sioniste, Yariv Levin, a appelé à assassiner Ismaïl Haniyeh comme on a assassiné le leader, Mahmoud al-Mabhouh, le mois dernier par le Mossad sioniste, à Dubaï.

La Knesset sioniste approuve une loi pour condamner la célébration de la Nakba

[ 24/02/2010 - 18:24 ]
Al-Qods occupée – CPI

La Knesset sioniste a approuvé le mi "projet de la loi concernant la Nakba" qui stipule d'imposer une peine contre toute personne qui exprime sa tristesse ou deuil dans les territoires palestiniens occupés en 1948, le 15 mai de chaque année, car cette journée indique à la Nakba palestinienne.
La radio sioniste a déclaré, le mardi 23/2, que cette loi vise à imposer des amendes contre les personnes qui annoncent le deuil pour commémorer la Nakba palestinienne ou refusent de reconnaître le caractère juif de l'entité sioniste, ou insultent les symboles de l'état de l'occupation parce que les sionistes ont fait du 15 mai 1948, la journée de la création de l'entité sioniste sur les territoires palestiniens.

L'occupation encercle al-Qods pour distribuer de nouvelles ordres de démolition

[ 24/02/2010 - 17:31 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des citoyens palestiniens ont dit que des employés de la municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods sont arrivés, ce matin mercredi 24/2, au quartier de Selwan avec deux policiers et des éléments des gardes-frontières pour donner à certains habitants du quartier des ordres pour démolir leurs maisons, sous prétexte quelles ont été construites sans autorisations.
Le président du comité du quartier de Selwan, Fekhri Abou Theyab a dit que des forces appuyées par l'armée sioniste encerclent plusieurs maisons dans le quartier dans le but de distribuer à ses habitants des ordres de démolition, en empêchant les Palestiniens d'arriver au lieu.
Le journal sioniste, "Jérusalem Post" a dit la semaine dernière que le chef de la municipalité a ordonné son équipe de coordonner avec la police sioniste pour démolir des dizaines de maisons palestiniennes, situées à l'Est de la ville d'al-Qods.

Hamas appelle les palestiniens à se révolter et faire face aux violations contre les mosquées

[ 24/02/2010 - 10:37 ]
Gaza - CPI

Le Hamas a appelé, hier mardi 23/2, les palestiniens à se révolter massivement contre la violation sioniste qui vise à annexer la mosquée d'Al Ibrahimi, à d'al-Khalil, et de Bilal Ibn Rabah, dans la ville de Bethléem, aux prétendus patrimoines archéologiques juifs.
Dans un communiqué publié, le mardi 23/2, le Hamas a appelé les palestiniens à manifester massivement après la prière du "Maghreb", dans toutes les mosquées de Gaza, pour contester et condamner cette décision et annonce illégale de l'occupation israélienne.
Notons que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a annoncé après une réunion plénière à la Knesset que son gouvernement considère les deux mosquées sacrées de faire partie du  patrimoine juif.

Les habitants d'Oum al-Fahm empêchent la démolition des maisons palestiniennes dans leur ville

[ 24/02/2010 - 12:29 ]
Oum al-Fahm – CPI

Les habitants de la ville d'Oum al-Fahm dans les territoires occupés en 1948 ont pu, la nuit dernière, empêcher la police sioniste de démolir plusieurs maisons dans leur ville, sous prétexte qu'elles ont été construites sans autorisations.
Des sources dans la ville ont dit, ce matin, le mercredi 24/2, que des centaines d'habitants se sont regroupés pour empêcher les policiers sionistes de démolir la maison de la famille d'Abou Harour et d'Abou Brate, en formant des obstacles humains qui ont obligé la police de quitter la région.
Les Palestiniens ont répondu à l'appel de la municipalité de cette ville pour protéger les maisons palestiniennes menacées de démolition.
Des témoins oculaires ont dit que la police sioniste a fermé le carrefour de l'Oued d'Ara, dans le but d'exécuter les décisions de démolition.

Le caractère juif de l'entité sioniste menace les Palestiniens des territoires occupés en 1948

[ 24/02/2010 - 12:43 ]
Al-Jazeera.net – CPI

Plusieurs participants au forum culturel intitulé "les palestiniens des territoires occupés en 1948 et l'aspect juif de l'état de l'occupation", qui a eu lieu dernièrement dans la ville d'al Nassera, que le slogan du caractère juif de l'entité sioniste levé par l'occupation représente une menace contre les Palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948, ainsi qu'une tentative pour les expulser de leurs territoires.
Les participantes ont déclaré que l'occupation essaye d'effectuer ce slogan à travers la démolition des maisons palestiniennes et la confiscation de leurs propriétés dans le but d'effacer leur identité à travers la judaïsation de l'enseignement arabe et le renoncement au droit de retour.
Le forum a été organisé par le centre des études du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948, avec la présence de plusieurs personnalités sociales, religieuses et politiques.
Ce forum vient au moment où le gouvernement sioniste essaye de traduire ce slogan à des lois et projets racistes et dangereux qui ciblent l'avenir de plus d'un million et demi de Palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948.

Beyrouth : Lancement d'une nouvelle organisation nationale palestinienne.

[ 24/02/2010 - 10:22 ]
Beyrouth - CPI

Des dizaines de personnalités célèbres dans la scène palestinienne et arabe vont lancer, aujourd'hui mercredi 24/2, la création d'une nouvelle organisation nationale palestinienne qui s'opposera à la politique et stratégie de l'autorité palestinienne, en exigeant une nouvelle direction patriotique qui  sauvegardera les droits légitimes du peuple palestinien.
"Cette organisation va être nommée, aujourd'hui mercredi 24/2, à Beyrouth, en regroupant 70 membres fondateurs qui résident dans des pays arabes et européens", a révélé une source bien informée.
La source a affirmé qu'il est prévue que les organisateurs vont se pencher dans leur réunion, aujourd'hui, sur les missions patriotiques de cette organisation, face aux agendas sionistes qui envisagent liquider totalement la question palestinienne légitime, en accentuant la stratégie du colonialisme et du judaïsme dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que le renoncement à la politique inutile des négociations vides et des coopérations sécuritaires avec l'ennemi occupant.
"Les organisateurs vont renforcer la culture et la stratégie de la lutte culturelle, politique et sociale face aux crimes et violations de l'occupation,  ainsi que la réalisation de la réforme des institutions de l'OLP et les sauvegarder face aux grands défis, en se référant à la charte nationale palestinienne", a souligné cette source.
"Parmi les fondateurs qui vont participer aujourd'hui à l'annonce de cette organisation, Azmi Bichara, Mounir Chafiq, Bilal al-Hassan, Bayane Nouihadh al-Hout, George Machhour, Helmi Balbissi, Razan Akram Zouaiter, Souleymane al-Sahli, Majid Al-Zir et Mohamed Abou Mizer", a révélé la source.

Néguev: 560 maisons démolies et 11 mille autres menacées de destruction sioniste

[ 24/02/2010 - 11:45 ]
Al-Nassera – CPI

Les maisons palestiniennes dans la région du Néguev sont devenues le but d'une campagne sioniste continuelle qui a obligé les Palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948, de se plaindre de l'escalade des opérations de nettoyage ethnique visant à les obliger de quitter leurs territoires, sous des prétextes très faibles.
La police sioniste a démoli une nouvelle maison dans le village d'al-Bat après la démolition de deux autres dans le village de Katmat, ainsi que les toilettes d'une mosquée dans le village d'Omrat Tourabine Sanea, sous prétexte qu'elles ne possèdent pas de permis de construction.
Le conseil des villages non reconnus par l'autorité sioniste dans le désert du Néguev a dit que l'occupation a démoli plus de 560 maisons depuis 2002, et a ordonné la démolition de 11 mille autres dans 45 villages dans la région du Néguev.
On note que plus de 150 mille palestiniens vivent dans la région du Néguev qui représente les deux tiers de la Palestine historique, après l'expulsion de 90 mille palestiniens par l'occupation sioniste durant la Nakba, en 1948.

L'occupation accentue ses agressions en arrêtant 13 palestiniens en Cisjordanie.

[ 24/02/2010 - 10:57 ]
Cisjordanie - CPI

Les forces de l'occupation ont accentué, hier le mardi 23/2, leurs agressions sauvages contre les palestiniens dans plusieurs régions de la Cisjordanie, où 13 personnes ont été enlevées.
Des sources médiatiques bien informées ont souligné que cinq palestiniens ont été arrêtés dans la ville d'al-Khalil, dont deux journalistes, l'un travaille pour l'agence "AP" et l'autre est un photographe dans l'agence France presse, après avoir filmé la mosquée d'al-Ibrahimi qui a été considérée par l'occupation comme un patrimoine prétendu juif.

"Six palestiniens ont été enlevés dans le camp d'al-Faria, à Toubas, et dans le village de Bourine, au sud-est de la ville de Naplouse, ainsi qu'un autre sur un barrage militaire lorsqu'il se dirigeait vers l'université de Najah", ont affirmé les sources.
Il est à noter que des affrontements se sont produits, lundi, à al-Khalil, en Cisjordanie entre les Palestiniens et les forces de l'armée israélienne, en causant un blessé parmi les soldats sionistes, après l'annonce du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, d'annexer les deux mosquées, d'al-Ibrahimi, à al-Khalil, et de Bilal Ibn Rabah, à Bethléem) au prétendu patrimoine juif.

Une invasion des forces occupantes au nord de la Bande de Gaza

[ 24/02/2010 - 10:04 ]
Gaza – CPI

Les forces de l'occupation israélienne ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mercredi 24/2, les côtés du village de Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza.
Des sources locales ont dit au centre palestinien d'information que plusieurs blindés militaires sionistes ont envahi la colonie évacuée de Dougheit, au nord de Biet Lahia, en rasant des terres agricoles dans cette région.
On note que les forces occupantes ont accentué dernièrement leurs escalades militaires et agressions contre les côtés est de la Bande de Gaza, en rasant les terres agricoles palestiniennes dans le but d'imposer une zone sécuritaire isolée.

mercredi 24 février 2010

Meurtres du Mossad : les problèmes politiques plus larges

Le 19 janvier, la police secrète internationale d’Israël, le Mossad, envoyait à Dubaï une équipe de tueurs composée de dix-huit hommes, tous munis de passeports européens, prétendument « volés » à des citoyens israéliens à la double nationalité et modifiés à l’aide de photos truquées et de fausses signatures. Leur mission : assassiner le dirigeant palestinien Mahmoud al Mabhouh.
22 février 2010
James Petras
Les preuves sont accablantes. La présentation par la police de Dubaï des vidéos détaillées réalisées avec les caméras de surveillance et montrant les assassins a été corroborée par le témoignage d’experts israéliens de la sécurité et applaudie par les principaux journaux et journalistes israéliens. Le Mossad a déclaré ouvertement que Mabhouh était une cible prioritaire et qu’il avait survécu jusque-là à trois précédentes tentatives d’assassinat. Israël n’a même pas pris la peine de démentir l’assassinat. En outre, le système sophistiqué de communication utilisé par les tueurs, la logistique et la planification de leurs entrée, allées et venues, puis sortie de Dubaï et l’ampleur de l’opération présentent toutes les caractéristiques d’une opération d’État de haut niveau.
De plus, seul le Mossad aurait accès aux passeports européens de ses concitoyens à double nationalité ! Seul le Mossad aurait la capacité, la motivation, l’intention avérée et la volonté délibérée de provoquer un incident diplomatique avec ses alliés européens, en sachant pertinemment bien que la colère des gouvernements ouest-européens finirait par retomber, vu leurs liens profonds avec Israël. Après une enquête minutieuse et l’interrogatoire de deux collaborateurs palestiniens du Mossad qui ont été arrêtés, le chef de la police de Dubaï a déclaré qu’il était sûr que c’était bien le Mossad qui était derrière l’assassinat.
Les problèmes politiques plus importants
La politique israélienne des assassinats à l’étranger soulève de graves questions en menaçant les fondements de l’État moderne : la souveraineté, le pouvoir des lois et la sécurité nationale aussi bien que celle des individus.
Une des politiques ouvertement déclarée d’Israël consiste à violer la souveraineté de n’importe quel pays en vue de tuer ou d’enlever ses opposants (à Israël). Tant dans leur proclamation que dans leur mise en pratique réelle, les lois, décrets et actions à l’étranger d’Israël supplantent les lois et les organes d’application de la loi de toute autre nation. Si la politique israélienne se mue en pratique commune dans le monde entier, nous allons entrer dans une jungle aussi sauvage que le monde de Hobbes. Les individus y seront exposés aux intentions meurtrières d’équipes de tueurs venues de l’étranger qui ne seront tenus par aucune loi ni aucune autorité nationale responsable. Chaque État sans exception pourrait imposer ses propres lois et franchir ses frontières nationales afin d’assassiner impunément des citoyens ou résidents d’autres nations. Les assassinats hors frontières d’Israël se moquent totalement de la notion même de souveraineté nationale. L’élimination extraterritoriale d’opposants par une police secrète était une pratique courante de la Gestapo nazie, de la GPU de Staline et de la DINA de Pinochet et elle est devenue aujourd’hui une pratique – condamnée – des « Forces spéciales » américaines et de la division clandestine de la CIA. De telles actions sont la marque de fabrique des États totalitaires, dictatoriaux et impérialistes, qui foulent systématiquement aux pieds les droits souverains des peuples.
La pratique par Israël de ces assassinats extrajudiciaires et extraterritoriaux, mise en exergue par le récent assassinat de Mahmoud al Mabhouh dans une chambre d’hôtel de Dubaï, viole tous les préceptes fondamentaux du pouvoir de la loi. Les assassinats extrajudiciaires commandés par un État signifient que sa propre police secrète est juge, procureur et bourreau en même temps, qu’elle n’est freinée par aucune souveraineté, aucune législation, aucun devoir d’un État de protéger ses citoyens et ses hôtes. Les preuves, les procédures légales, les droits de la défense et les contre-interrogatoires sont complètement mis de côté, dans ce processus. L’assassinat extrajudiciaire sponsorisé par l’État sape complètement tout procès en bonne en due forme. L’élimination des opposants à l’étranger est la prochaine étape logique, après les simulacres de procès très médiatisés par Israël et qui s’appuient sur des lois racistes et des décrets de détention administrative qui ont dépossédé le peuple palestinien et violé les lois internationales.
Les escadrons de la mort du Mossad opèrent directement sous les ordres du Premier ministre israélien (qui a d’ailleurs approuvé personnellement le récent assassinat). Une grande majorité des Israéliens soutient fièrement ces assassinats, surtout lorsque les tueurs échappent à toute détection et à la capture. Les opérations d’assassinats extrajudiciaires menées sans la moindre entrave et impunément par des escadrons de la mort étrangers soutenus par l’État, constituent une grave menace pour tout critique, écrivain, dirigeant politique et militant des droits civiques qui a le front de critiquer Israël.
Les tueurs du Mossad – Le feu sioniste
Le précédent que constitue l’assassinat par Israël de ses adversaires à l’étranger, établit les limites extérieures de la répression par ses partisans à l’étranger qu’on retrouve dans les principales organisations sionistes, dont la plupart ont toujours soutenu les violations par Israël de la souveraineté nationale via ses assassinats extrajudiciaires. Si Israël élimine physiquement ses opposants et les gens qui osent le critiquer, les 51 principales organisations juives d’Amérique répriment les critiques émises aux États-Unis à l’encontre d’Israël. Elles exercent activement des pressions sur les employeurs, les présidents d’université et les responsables publics pour qu’ils licencient leurs employés, universitaires et autres professionnels qui osent s’exprimer verbalement ou par écrit contre les tortures, les massacres et la dépossession massive des Palestiniens par Israël.
Quoi qu’il en soit, les commentaires les plus critiques, en Israël et ailleurs, concernant l’assassinat commis par le Mossad à Dubaï épinglent l’« incompétence » des agents, y compris le fait d’avoir permis que leurs visages figurent sur de nombreuses vidéos en changeant maladroitement leurs perruques et leurs vêtements sous l’œil des caméras. D’autres critiques déplorent qu’en salopant son travail, le Mossad soit occupé à « ternir l’image d’Israël » en tant qu’État démocratique et qu’il fournisse ainsi de l’eau au moulin des antisémites. Aucune de ces critiques superficielles n’a été reprise par le Congrès américain, par la Maison-Blanche ou par les présidents des principales organisations juives d’Amérique, où la règle mafieuse de l’omerta, ou silence, règne sur tout et où la complicité avec ce genre de crime est de mise.
Conclusion
Alors que les critiques se lamentent à propos du travail bâclé du Mossad, qui complique la tâche des puissances occidentales désireuses au cas où elles souhaiteraient proposer une couverture diplomatique à Israël pour ses opérations à l’étranger, on n’a jamais abordé la question fondamentale : l’acquisition par le Mossad, puis la falsification des passeports officiels britanniques, français, allemands et irlandais de citoyens israéliens à double nationalité soulignent la nature cynique et sinistre de l’exploitation par Israël de ses citoyens à double nationalité dans la poursuite des sanglants objectifs de sa politique étrangère. L’usage par le Mossad de vrais passeports fournis par quatre nations européennes souveraines à leurs citoyens dans le but d’assassiner un Palestinien dans un hôtel de Dubaï soulève la question de savoir à qui les citoyens israéliens à « double » nationalité doivent vraiment allégeance et jusqu’où ils veulent aller en défendant ou en prônant les assassinats israéliens à l’étranger.
Grâce à l’usage par Israël de passeports britanniques pour entrer à Dubaï et assassiner un adversaire, chaque homme d’affaires ou touriste britannique qui se rendra dans le Moyen-Orient sera soupçonné de liens avec les escadrons israéliens de la mort. Avec les élections de cette année et les partis travailliste et conservateur qui comptent grandement sur les millionnaires sionistes pour financer leur campagne, il reste à voir si le Premier ministre Gordon Brown fera davantage que geindre et minauder !
James Petras
Le 21 février 2010.

James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Dernier livre publié en français : La Face cachée de la mondialisation : L’Impérialisme au XXIe siècle, Parangon (2002).
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action - michelcollon.info (22.02.2010) :
http://www.michelcollon.info/index.php ?view=article&catid=6&id=2575&option=com_content&Itemid=11
Texte original en anglais (21.02.2010) :
http://petras.lahaine.org/articulo.php ?p=1797&more=1&c=1

Afghanistan: 1.000 soldats américains tués à ce jour

23/02/2010  
Mille soldats américains ont été tués dans le cadre de la soi-disant "lutte contre le terrorisme" lancée il y a plus de huit ans en Afghanistan, c'est ce qu'a annoncé lundi le site spécialisé indépendant icasualties.org.
Le site indépendant, qui recense les pertes militaires en Afghanistan et en Irak, a indiqué que 54 soldats américains étaient morts en Afghanistan jusqu'ici cette année, contre 316 en 2009, la pire année depuis le début de l'invasion menée par les Etats-Unis en 2001.
 Le dernier décès en date d'un militaire américain en Afghanistan annoncé par le Pentagone est celui du caporal Gregory Stultz, 22 ans, tué par balles le 19 février dans la province du Helmand.
Lundi, le bilan officiel du ministère américain de la Défense s'établissait à 990 tués en Afghanistan. Le bilan gouvernemental tend à être inférieur à celui d'icasualties.org, le Pentagone n'enregistrant officiellement un décès qu'au moins 24 heures après que les proches en aient été avertis.
De con coté, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a averti que l'armée d'occupation américaine risquait d'essuyer des pertes supplémentaires, alors qu'une offensive, menée par l'Otan à Marjah, fait face à une forte résistance.
Par ailleurs, 4.378 militaires américains ont été tués en Irak depuis le début de la guerre en 2003, selon icasualties.org.

Assassinat de Mabhouh: du terrorisme d'Etat d'"Israël", assure Téhéran

23/02/2010 
L'assassinat par le Mossad du responsable du Hamas à Dubaï, est une marque de terrorisme d'Etat de la part d'"Israël", a assuré, ce mardi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.
"L'existence d'"Israël" est en elle-même fondée sur des activités terroristes", a ajouté M.Mehmanparast, cité par la télévision d'Etat en anglais Press-TV.
Le meurtre de Mahmoud Mabhouh est aussi un "source d'embarras pour l'Europe", a relevé le porte-parole du ministère iranien.
Lundi, le Hamas avait de son côté exhorté les dirigeants européens à placer "Israël" sur la liste des pays soutenant le terrorisme.
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE ont désapprouvé lundi cet assassinat, mais se sont gardés de viser directement l'entité sioniste.
Selon la police de Dubaï, des membres du commando qui a assassiné Mahmoud Al-Mabhouh détenaient de faux passeports britanniques, irlandais, français et allemands.

" Israël n'a pas l'intention d'attaquer la Syrie, le Hezbollah ou l'Iran"!!

23/02/2010  
Aprés le défi lancé par le secrétaire general du Hezbolah sayyed Hassan Nasrallah aux Israéliens d'oser frapper le Liban, des voix se sont élevées en "Israël" assurant que l'entité sioniste n'a nullement l'intention de frapper pas seulement le Liban, mais tout autant la Syrie ou l'Iran!!
En effet, le Le chef du comité politique et sécuritaire au sein du ministère israélien de la Défense, Aamous Jalaad, a assuré  "Israël n'a pas l'intention d'attaquer la Syrie, le Hezbollah ou l'Iran".
Abordant le sujet de l'assassinat du responsable du mouvement palestinien "Hamas", Mahmoud Mabhouh à Dubaï, Jalaad avance "il n'y a rien qui prouve jusqu'à présent qui l'a assassiné", "en tous cas, Mabhouh avait toujours pratiqué le terrorisme", explique-t-il.
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125929&language=fr

La Syrie dénonce la décision israélienne d’annexer les lieux saints palestiniens

23/02/2010 
La Syrie a dénoncé mardi la décision israélienne d'inscrire deux lieux saints en Cisjordanie occupée au patrimoine des sites historiques israéliens.
"L'annonce par les autorités d'occupation israéliennes d'annexer deux lieux saints à Hébron et à Bethléem constitue une violation flagrante de la loi internationale et une poursuite de la politique de judaïsation des territoires occupés" palestiniens, ont indiqué les Affaires étrangères dans un communiqué.
 "La Syrie dénonce avec fermeté cette agression contre les lieux saints et le patrimoine et demande à la communauté internationale y compris l'ONU, de rejeter cette annonce et de contraindre Israël à respecter la loi internationale", poursuit le communiqué publié à Damas.
Par ailluers, la ville de Galilée, en Cisjordanie, a été ce Mardi le théâtre d'une grève globale protestant contre la décision du chef du gouvernement israélien d'annexer la mosquée al-Ibrahimi "Tombeau des Patriarches" à Hébron et celle de Bilal à Bethleem à ce qu'il a baptisé "la liste des sites patrimoniaux".
D'après l'agence palestinienne "Maan", les étudiants palestiniens ont organisé des marches dans des régions séparées dans la ville de Galilée pour dénoncer cette décision, appelant le monde islamique à intervenir sur-le-champ afin de mettre fin à la judaïsation de ce site historique.
Dans ce contexte, l'Organisation Islamique de l'Education, les Sciences et la Culture /ISESCO/ a condamné vivement la décision israélienne d'annexer les deux mosquées à la liste des sites antiques et patrimoniaux israéliens, affirmant que cette décision viole la loi internationale vu que les deux villes d'Hébron et de Bethleem sont des territoires palestiniens occupés en 1967, et que personne ne peut porter atteinte à leurs aspectes géographique, culturel et patrimonial.
L'organisation a incité la directrice générale de L'UNESCO à intervenir immédiatement pour arrêter l'application de la décision israélienne vu que la protection des sites antiques patrimoniaux mondiaux est de ses devoirs.
Elle a appelé, enfin, la communauté internationale à exercer des pressions sur « Israël » pour l'obliger à annuler la décision.

Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis

mardi 23 février 2010 - 11h:23
Dominique Vidal - Le Monde diplomatique
Si le boycott d’Israël et de sa production en tant que tel tombe notamment sous le coup des articles 225-1 et 225-2 du Code pénal et de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, en revanche aucune loi ne réprime celui des produits de la colonisation israélienne.
« Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac (1) . » Ainsi s’exprime Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, le 18 février, dans son discours au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
L’« individu » qu’elle évoque s’appelle Sakina Arnaud. Membre de la Ligue des droits de l’homme, elle participe à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS) dans sa région. Lui reprochant d’avoir apposé des autocollants sur des produits provenant de colonies israéliennes de Cisjordanie, le grand magasin Carrefour de Mérignac porte plainte contre elle pour « dégradation légère ». Le parquet requalifie toutefois la plainte en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse ». Sur cette nouvelle base, le tribunal de Bordeaux la condamne, le 13 février, à une amende pénale de 1 000 euros, plus 1 euro de dommages et intérêts pour les parties civiles (l’association Avocats sans frontières de Gilles-Wiliam Goldnadel, qui vient d’être élu à la direction du Conseil représentatif des institutions juives de France, et la Chambre de commerce France-Israël) et 500 euros de frais de justice. Carrefour, en revanche, est débouté !
Que les autorités françaises aient voulu faire un exemple, nul n’en doute. Mais il y a fort à parier qu’elles n’en resteront pas là. D’ores et déjà, des militants d’autres villes sont convoqués au commissariat ou la Préfecture pour avoir participé à telle ou telle action BDS. Pourtant, le 20 mai 2009, dans une réponse au député Eric Raoult à l’Assemblée nationale, Mme Michèle Alliot-Marie assurait : « Depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (...). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. » (2)
Le mouvement de solidarité aurait-il, entre-temps, changé d’orientation et de méthodes, pour s’en prendre aux produits, magasins et restaurants juifs observants ? Le ministère de l’Intérieur n’a signalé aucune action de ce type. Et pour cause : l’antisémitisme et le racisme ont toujours été radicalement étrangers au mouvement français de solidarité avec la Palestine. Comment une ministre d’Etat peut-elle se contredire avec autant d’aplomb, pour proférer une contre-vérité reprise à son compte par le premier ministre lui-même (3) ? Et pourquoi cette tentative soudaine pour intimider et discréditer ceux qui dénoncent l’impunité d’Israël ?
La réponse se trouve peut-être dans cet aveu récent de Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France : « Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent (4) ». Etrangement, cette intervention directe dans les affaires intérieures françaises n’a entraîné aucune réaction du Quai d’Orsay. On imagine comment ce dernier aurait réagi si la Déléguée générale de Palestine en France s’était targuée publiquement de se concerter avec des membres du gouvernement et des associations afin d’organiser le dépôt de plaintes contre l’importation en fraude de produits des colonies de Cisjordanie sous l’appellation frauduleuse made in Israël...
Mais l’ingérence de M. Daniel Shek trahit surtout l’affolement des dirigeants israéliens devant leur isolement croisant, avec l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone (novembre 2009) et la ferme prise de position du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur Jérusalem (décembre), sans oublier le Dubaïgate (février 2010). Alors que la complicité de la « communauté internationale » conditionne plus que jamais la possibilité pour Israël de poursuivre sa politique anti-palestinienne, cette « série noire » a de quoi inquiéter MM. Benyamin Netanyahou, Avidgor Lieberman et Ehoud Barak.
D’autant qu’une partie de l’opinion, choquée par le massacre de Gaza et lasse de l’impunité d’Israël, entre à son tour dans l’arène, pour faire pression sur les responsables économiques et politiques. Avec de premiers succès. Les gouvernements britannique et irlandais exigent d’Israël qu’il étiquette les produits des colonies. Veolia, à qui son implication dans le tramway de Jérusalem a fait perdre des marchés juteux, envisage de s’en retirer. La banque Dexia cesse de prêter aux colonies (sauf celles de Jérusalem). Le puissant Fonds souverain norvégien désinvestit d’une société chargée de l’électronique du mur. Le Fonds de pension danois PKA et la Danske Bank boycottent la colonisation. Sans parler des « petites victoires » remportées à la base : Nouvelles Frontières modifiant son site et son catalogue, Soda-Club écarté de la Fête des vendanges à Montmartre, etc.
La contre-offensive juridique coordonnée par l’ambassade d’Israël avec des associations pro-israéliennes et l’appui des autorités françaises peut de surcroît se heurter à une contradiction juridique. Si le boycott d’Israël et de sa production en tant que tel tombe notamment sous le coup des articles 225-1 et 225-2 du Code pénal et de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, en revanche aucune loi ne réprime celui des produits de la colonisation israélienne. Au contraire, ces derniers sont directement visés par plusieurs textes européens et français :
-  l’Accord d’association Union européenne-Israël, qui, par son article 83, exclut les produits des colonies des avantages fiscaux dont jouissent ceux « du territoire israélien ». Autrement dit, ils doivent acquitter des taxes qu’ils fraudent en se présentant comme produits d’Israël. Dans son avis en date du 29 octobre 2009, l’avocat général de la Cour européenne de justice, précise que « le régime préférentiel en vertu de l’accord CEE-Israël ne peut être appliqué à un produit originaire de Cisjordanie et, plus généralement, des territoires occupés » ;
-  le Code français du commerce, qui interdit la falsification des « règles d’origine » des produits (et donc la mention « made in Israël » au lieu de « made in Palestine » ou « made in Westbank », etc.) ;
-  la Directive européenne 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 « relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs ». Cette directive est relayée dans le droit français par les articles L 121-1 et suivants du code de la consommation qui prévoient et répriment les pratiques commerciales trompeuses créant une confusion ou reposant sur des allégations ou présentations fausses ou de nature à induire le consommateur en erreur.
Si la campagne BDS choisit de se concentrer sur les productions des colonies (5), elle peut donc s’appuyer sur la loi et porter ainsi un coup d’arrêt sérieux à la contre-offensive concoctée par Daniel Shek. A moins que Mme Alliot-Marie, qualifie le législateur (européen et français) d’« antisémite » et le poursuive comme tel...
Dominique Vidal
(1) « Michèle Alliot-Marie : “Ma présence parmi vous ce soir est l’occasion de réaffirmer la place de la communauté juive au sein de notre Nation” », crif.org.
(2) Séance unique du mercredi 20 mai 2009, Assemblée nationale.
(3) Au dernier dîner du CRIF, le 4 février 2010, M. François Fillon dénonçait les « scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens ».
(4) The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010.
(5) Omar Barghouti, qui fut à l’initiative de la campagne et la coordonne du côté palestinien, précise dans un texte très récent : « La direction palestinienne collective du BDS a toujours pensé que les personnes et organisations de conscience qui soutiennent les droits humains connaissent le mieux leurs situations respectives et sont les plus capables de décider des moyens et des rythmes appropriés pour construire le mouvement BDS dans leur environnement. Quelquefois, viser tactiquement des produits faits seulement dans les colonies peut-être le meilleur moyen pour faire progresser une campagne » (« Boycott “Ariel” and the Rest ! All Israeli Academic Institutions are Complicit in Occupation and Apartheid », Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel).
22 février 2010 - Le Monde diplomatique