lundi 16 novembre 2009

Irrémédiables criminels de guerre

dimanche 15 novembre 2009 - 07h:05

Khalid Amayreh - Palestine Thinktank

AshkeNazi menace Gaza d’un autre « petit holocauste ».

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Le criminel de guerre Gabi Ashkenazi, entouré de seconds couteaux...

Le nom Gabi Ashkenazi semble lui aller comme un gant. Le chef d’état-major israélien est considéré comme un des principaux criminels de guerre israéliens responsables du génocide contre la Bande de Gaza l’hiver dernier. Ses mains meurtrières, sont salies de tonnes de sang innocent, notamment celui de plus de 340 enfants, tués sous les bombes obscènes déversées par Israël sur des quartiers civils.

La semaine dernière, Ashkenazi aurait dit qu’Israël était capable de commettre un autre quasi holocauste sur Gaza, ajoutant que l’armée d’occupation israélienne pénétrerait dans tous les recoins et les ruelles les plus intimes du territoire côtier.

Tout comme le reste des criminels de guerre israéliens, Ashkenazi, sinistre assassin de masse, devrait être à la Haye pour préparer sa défense contre des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Après tout, les crimes qu’il a commis le mettent au rang des criminels de guerre nazis qui ont été jugés pour les crimes contre l’humanité qu’ils avaient commis pendant la deuxième guerre mondiale.

Cependant, en raison du grave déséquilibre moral qui afflige notre monde aujourd’hui, à preuve la complicité occidentale avec le sionazisme, Ashkenazi et les types de son genre sont non seulement libres, mais ils vont jusqu’à menacer leurs victimes d’un nouvel holocauste. Dans un certain sens, le comportement arrogant d’Ashkenazi fait partie de l’ordre normal des choses.

La réaction totalement inadéquate de la communauté internationale devant le blitz de style nazi contre les Gazaouis sans défense doit avoir encouragé les dirigeants israéliens, et les a convaincus qu’ils pourront toujours faire ce qu’ils veulent avec le 1,5 million d’habitants sans défense, enfermés dans un blocus et réduits à la famine dans l’enclave côtière, sans avoir à s’inquiéter de conséquences ni de répercussions sérieuses.

D’où ses déclarations répugnantes.

Il est vrai que beaucoup de dirigeants politiques moraux, à l’esprit libre, tels que le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ont vigoureusement condamné la barbarie israélienne à Gaza.

Il est également vrai que le rapport Goldstone, établi par le juge sud-africain Richard Goldstone, a dénoncé Israël pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité qu’il a commis pendant l’attaque éclair contre Gaza, et ce rapport est un développement positif.

Il est cependant également vrai que les criminels de guerre prêtent peu d’attention aux condamnations verbales même si elles proviennent d’organisations et de personnalités internationales de premier plan.

Les remarques d’Askenazi doivent donc être prises avec le plus grand sérieux pour deux raisons principales : d’abord, parce que l’armée israélienne, ou Wehrmacht sioniste, est capable de commettre l’impensable, y compris le bombardement massif de secteurs civils, avec des bombes à sous munitions, comme cela s’est produit au-dessus du Liban pendant l’été de 2006, ou avec du phosphore blanc comme à Gaza l’hiver dernier.

Et en deuxième lieu, parce qu’Israël est essentiellement un État rebelle qui n’a jamais pris le droit international au sérieux. Plus scandaleux encore : les pays occidentaux, particulièrement les Etats-Unis, ont toujours traité l’entité judéo-nazie comme si elle était au-dessus du droit international.

Il est par conséquent impératif que le peuple palestinien abatte ses cartes avec prudence et intelligence. Après tout, quand on lutte avec un taureau énorme, on doit compter sur son cerveau, non sur ses muscles, faute de quoi on peut se faire écraser par l’énorme bête.

C’est un fait dont les Palestiniens doivent toujours être conscients parce que leur survie en tant que peuple dépend en grande partie de la bonne volonté de la communauté internationale, et non pas de leur propre force militaire ou politique. Après tout, la plupart des Palestiniens sont en fait prisonniers de l’interminable occupation militaire israélienne.

Les Palestinien doivent par conséquent chercher à mobiliser les meilleurs esprits et les porte-parole les plus éloquents pour que les peuples du monde soient avertis de l’holocauste sournois qu’Israël essaye d’infliger à notre peuple sans défense.

La peur d’être accusés d’exagérer ne doit pas nous empêcher de parler d’holocauste. En effet, si ne fût-ce qu’un dixième de ce qui s’est produit à Gaza au début de cette année était arrivé aux israéliens juifs, Israël aurait invoqué l’holocauste non stop, et aurait lancé des appels pressants dans le monde entier pour sauver les juifs et empêcher les Arabes de terminer ce qu’Adolphe avait commencé il y a presque soixante-dix ans.

Pour être plus précis, il n’est pas impensable qu’Israël exécute une sorte d’holocauste.

L’année dernière, le vice-ministre de la défense israélien, Mattan Vilna’ai, a averti qu’Israël déclencherait un holocauste contre les Palestiniens si c’était ce que les Palestiniens souhaitaient. Et pendant la guerre éclair contre Gaza, le ministre des affaires étrangères israélien, le psychotique Avigdor Lieberman, aurait dit, selon les médias israéliens, qu’il fallait lancer une bombe nucléaire sur Gaza.

Par conséquent, les craintes palestiniennes ne sont pas, et ne devraient pas être considérées comme phobiques et irrationnelles. Après tout, nous avons affaire à un État irrationnel et une société morbide noyés dans un type unique de psychose collective.

Néanmoins, il ne suffit pas que nous fassions entendre nos voix. Nous devons également chercher à mobiliser l’attention et l’appui des organismes internationaux de défense des droits de l’homme dans toute la mesure du possible. Ce sont des témoins crédibles dont les témoignages pourraient être cruciaux pour sauvegarder les droits de notre peuple, aussi bien ceux des morts que des vivants.

Nous devons également recueillir et documenter méticuleusement chaque information imaginable concernant les crimes et les criminels sionistes, depuis le soldat ordinaire sur le terrain jusqu’au plus haut commandant. Ce ne devrait pas être difficile car il y a déjà beaucoup d’information concernant les criminels de guerre israéliens, même sur Internet.

En outre, les Palestiniens et leurs partisans devraient toujours communiquer aux responsables du monde entier l’information impliquant les dirigeants militaires et politiques israéliens. Nous devrions chercher à limiter leur horizon, à leur interdire l’accès aux capitales mondiales ; nous devrions les traquer partout où ils iront. Ces gens sont des criminels de guerre et des tueurs d’enfants et il ne faut jamais leur laisser la paix. Leurs crimes doivent les condamner à une vie d’inquiétude, de stress et de dépression existentiels.

Naturellement, les sionazis ne se rendront pas et ne se laisseront facilement battre. D’ailleurs, les gouvernements immoraux du type USA et Allemagne, pour ne nommer que ceux-là, s’empresseront de soutenir Israël et de le protéger manifestement de toute mesure pro-active qui mettrait la pression sur le régime sioniste et lui ferait comprendre que l’occupation a un coût qui doit être pleinement payé.

Toutefois, avec nos alliés nous pourrions défaire ce véritable axe du mal en établissant un front mondial composé de millions d’hommes et de femmes libres et honnêtes qui chasseront les criminels de guerre partout où ils iront et révéleront leurs crimes.

Heureusement, un tel mouvement est déjà en place. Mais nous devons mieux nous organiser et être plus efficaces. Les buts ne sont pas difficiles à atteindre car le monde en a déjà marre d’Israël, un État que nous devons constamment comparer avec l’Allemagne nazie parce que, finalement, penser, se comporter et agir comme les nazis du siècle dernier fait des sionistes juifs, des nazis. Nous n’avons pas à nous en excuser.

10 novembre 2009 - Palestine Thinktank - Cet article peut être consulté ici :

http://palestinethinktank.com/2009/...
Traduction : Anne-Marie Goossens

Israël .. L’armée sous la domination des religieux

samedi 14 novembre 2009 - 07h:08

Saleh Al-Naami - Al Jazeera

Les programmes, enseignés dans les écoles religieuses organisées au sein de l’armée, sont racistes et forment les soldats à être les plus féroces pour tuer les Arabes, écrit Saleh Al-Naami.

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L’armée israélienne, armée de tueurs assermentés, est gangrenée par le fondamentalisme religieux et ne se sent forte que face à des populations civiles désarmées - Photo : AP

La conférence annuelle tenue par des officiers supérieurs de l’armée israélienne et présidée par le chef d’état-major Gabi Ashkenazi, a récemment eu lieu dans une base militaire dans le centre d’Israël et a été suivie par tous les officiers de grade de lieutenant-colonel ou supérieur.

L’écrasante majorité des officiers ayant assisté à la conférence font partie du courant religieux sioniste ; un reportage diffusé par les chaînes de la télévision israélienne de cette réunion montrait une pléthore d’officiers supérieurs portant une kippa crochetée, ce qui a poussé le chef du renseignement militaire israélien, le général Shlomo Gazit, à déclarer : ces images prouvent que « l’armée israélienne est tombé sous l’emprise des religieux sionistes. »

L’éruption du courant sioniste religieux aux postes de direction dans l’armée et dans les unités d’élite militaire à conduit à une vive polémique en Israël concernant la répercussions de ce phénomène sur l’avenir de l’Etat sachant que les religieux sionistes ne représentent que 8% de la population juive en Israël, tandis que les adeptes du courant religieux ultra-orthodoxe ne constitue que 22% de la population, ces derniers ne sont pas mobilisables dans l’armée et sont exemptés du service militaire afin de leur permettre la poursuite des études à temps plein dans les écoles religieuses.

Le différend entre les religieux sionistes et les religieux orthodoxes réside dans la justification de la création de l’Etat d’Israël. Au début, le courant religieux orthodoxe, s’est opposé à la création d’Israël qui, selon lui, ne pourra intervenir que lors de la venue du Messie, alors que le courant religieux sioniste considère que la création d’Israël est une condition de la venue du messie et non le contraire.

C’est pour cette raison que les religieux sionistes se sont engagés dans les différentes institutions de l’État, en particulier l’armée, alors que les religieux orthodoxes ont accepté Israël comme un fait accompli.

Données significatives

Selon les chiffres publiés par le ministère de la défense en 2008 : 60% des officiers des unités de combat, 70% des brigades d’infanterie et 75% des unités spéciales sont des religieux sionistes.

L’ancien vice-chef d’état-major, Dan Harel, affirme que les sionistes religieux, dirigent la plupart des bataillons et des brigades d’infanterie, à savoir : les brigades Hnahal , Golani et Givati. Les religieux sionistes monopolisent totalement la direction des unités d’élite de Sayeret Matkal, Eyjoz, Samson et Dokhaevat, ainsi que le contrôle des unités d’élite de la police israélienne YASAM.

L’ancien commandant de la région du nord dans l’armée israélienne, Moshé Kaplinski prévoit le contrôle, par les religieux sionistes, de tous les organes de l’armée au cours des deux prochaines décennies si leur engouement vers les postes de direction perdure.

Les adeptes du mouvement religieux sioniste ne se sont pas contentés de courir derrière le contrôle de l’armée, ils se sont aussi rendu compte de l’importance d’investir le service de renseignement interne (Shabak connu sous le nom de Shin Bet), considéré comme l’organe le plus influent dans la prise de décision dans l’État juif.

L’ancien président du Shabak, Perry Yaakov, indique que la plupart des responsables du Shabak sont des religieux, sachant que l’actuel vice -président du Shabak, désigné par « A » est aussi un religieux sioniste et il est le plus probable remplaçant du président de l’agence du contre-espionnage, Yuval Diskin.

Les motivations pour rejoindre les unités de combat

Jusqu’au début des années quatre-vingts, la proportion des sionistes religieux dans les instances dirigeantes de l’armée était faible. Jusqu’à cette période, les membres des kibboutzim qui étaient laïques contrôlaient d’une manière exclusive les postes de direction, à tel point que l’appartenance au kibboutz signifiait l’appartenance aux unités d’élites, Moshe Dayan , Yitzhak Rabin, Moshé Ya’alon, Amnon Lipkin-Shahak, Uri Ssagyh et d’autres généraux venaient de kibboutzim .

Mais depuis cette époque il y a eu un retournement important de la situation et la proportion des personnes provenant des kibboutzim rejoignant les unités de combat a considérablement diminué en raison de la désillusion de ces derniers sur « le devoir de se sacrifier pour l’Etat ». A la différence du mouvement sioniste religieux qui, lui, a incité ses partisans à s’engager dans des brigades et des unités spéciales. Si le service militaire est obligatoire en Israël, l’armée ne force pas les soldats à rejoindre les unités de combat et chaque nouvelle recrue au sein de l’armée choisit elle-même l’unité qu’elle souhaite intégrer.

Les autorités du mouvement sioniste religieux n’ont pas caché leurs motivations derrière l’incitation de leurs membres à rejoindre les unités de combat et à s’accaparer des postes de direction dans l’armée, plusieurs rabbins de premier plan ont affirmé que cette approche vise à renforcer leur contrôle sur l’armée, car cela constitue une garantie importante pour ce courant d’avoir un impact sur la prise de décision dans le pays, et de ce fait, leur influence sera beaucoup plus grande comparée à leur proportion dans la population totale.

Le rabbin Abraham Shapira, chef de file de ce mouvement, a émis une fatwa dans les années quatre-vingts qui considère que « la mobilisation dans des unités de combat est un sacrifice pour dieu » et que « le service militaire et l’esprit combatif sont imposés par Dieu pour diriger le projet sioniste ».

Foyers du terrorisme

Afin d’assurer à leurs fidèles de préserver les valeurs religieuses durant leur service militaire, les responsables religieux de ce mouvement ont réussi à conclure des accords avec les dirigeants de l’armée afin de créer des institutions religieuses permettant à des officiers et à des soldats religieux de bénéficier d’études religieuses durant leur service militaire et des instituts connus sous le nom Yeshivat Hesder furent crées. Jusqu’à présent, 42 instituts de ce type ont vu le jour, le plus important et le plus grand est l’institut Mercaz Hrab dans Jérusalem occupée.

Bien que c’est l’armée qui finance la création de ces instituts et paye les salaires les rabbins qui les dirigent, ce sont les sionistes religieux qui ont un contrôle absolu sur ces écoles. En raison de l’extrême importance de ces écoles pour le courant sioniste religieux, leur gestion est confiée aux plus grands rabbins et d’autres personnes connus pour leur extrémisme radical.

Les programmes enseignés dans ces écoles sont des programmes racistes et forment les soldats pour être les plus féroces pour tuer les Arabes.

Le rabbin Shmuel Rosen, président de l’Institut religieux militaire à Maale Adumim, a déclaré enseigner à ses étudiants (soldats et officiers), la fatwa « Amalek » émise il y a deux années par le Rabbin Mordechai Eliyahu, président de l’institut Tsomet et grande référence religieuse juive. Cette fatwa émise en mars 2008 et qui a reçu un large succès appelle à l’application de la loi dite des « Amaleks » sur quiconque voue une haine à Israël. Cette loi appelle à tuer les hommes, les enfants, les nourrissons, les femmes, les vieux et même les animaux : « Tuez tous les Amaleks, tuez-les et dépossédez-les de leurs biens, n’ayez aucune pitié d’eux. Tuez-les les uns après les autres. Ne laissez aucun enfant, aucune végétation, tuez leur bétail, du chameau jusqu’à l’âne. »

Eliyahu considère les Palestiniens comme les « Amalek » de ces temps sur lesquels doit s’appliquer cette loi.

Plusieurs fatwa racistes ont été émises par les directeurs de ces écoles ; ainsi, le rabbin Shlomo Riskin, directeur de l’Institut militaire de la colonisation religieuse Shomron Krnih dans le nord de la Cisjordanie, a émis une loi pour rendre licite le pillage des récoltes d’olives palestiniennes et l’empoisonnement des puits d’eau.

Le Rabbi Iiezer Mlmid, Directeur de l’Institut religieux militaire dans la colonie Tafouh, au sud de Naplouse, a édicté une fatwa à ses étudiants les autorisant à voler les récoltes agricoles des palestiniens, au motif qu’ « ils font partie des goys. »

La guerre à Gaza comme exemple

on ne peut pas comprendre la brutalité de l’armée israélienne dans sa guerre criminelle contre la bande de Gaza sans tenir compte de la nature de la composante humaine des brigades et des unités militaires israéliennes qui ont participé à cette guerre.

Bien qu’il existe des instructions précises du commandement de l’armée de l’adoption de la stratégie de la « terre brûlée » pendant la guerre, on ne peut pas ignorer le fait que toutes les brigades d’infanterie qui ont participé à la guerre, à l’exception de la Brigade des Parachutistes, étaient dirigées par des généraux qui sont des sionistes religieux, justement ceux qui subissent un fort endoctrinement raciste.

Le journal israélien Ha’aretz a révélé que les écoles rabbiniques ont distribué aux soldats une fatwa émise par le rabbin Shlomo Avner, directeur de l’école extrémiste Kohnim Attiyrat dans Jérusalem, demandant la mise à mort des Palestiniens.

Au même moment, le rabbin militaire en chef, le général de brigade Avi Ronzki accompagné de rabbins extrémistes, a rendu plusieurs visites aux soldats durant la guerre au cours desquelles, il a exhorté les soldats à tuer les Palestiniens, soulignant qu’il n’y a pas de civils parmi eux.

Selon le journaliste israélien Amos Harel, citant un des soldats qui ont participé à la guerre, le rabbin de Safed Eliahou Saül , a fait un certain nombre de sermons aux soldats pendant la guerre, les exhortant à « tuer des Palestiniens sans aucune compassion. »

Garantie de la poursuite du conflit

Les enjeux du courant sioniste religieux actuel est de pousser ses partisans à accéder à des postes-clés dans l’armée et dans les établissements de sécurité afin d’influencer les décideurs du pays.

Bien que le gouvernement soit l’organe décideur officiel, il est d’usage en Israël que la décision politique soit subordonnée à l’avis des militaires et des services de sécurité avant toute prise de décision importante. Cette influence prépondérante des militaires a amené Dan Kertiser, ancien ambassadeur américain à Tel - Aviv, à déclarer que « le chef du Shin Bet est le dirigeant de facto d’Israël. »

Il est bien évident que si les adeptes du courant sioniste religieux continuent à rafler les postes de direction dans l’armée et la sécurité, les conseils qu’ils fourniront aux politiques seront largement influencés par leurs positions religieuses.

Par exemple, l’ancien ministre israélien de l’Education, Yossi Sarid, a accusé l’ancien directeur du Collège de défense nationale de l’armée israélienne, le Général Yaakov AmiDror sioniste religieux, d’avoir "fabriquer" selon sa ligne politique des évaluations stratégiques et de les avoir fourni au gouvernement ; il a ajouté que Dror avait dépassé le cadre de sa fonction pour convaincre les membres du gouvernement de l’inutilité des négociations avec l’Autorité palestinienne, la Syrie et le Liban.

D’autre part, les partis israéliens se font la concurrence dans le recrutement des généraux qui partent à la retraite dans leurs listes électorales, ce qui ouvre la voie aux sionistes religieux dans plus de participation aux prises des décisions politiques. Plus le nombre de haut gradés religieux sionistes partant à la retraite est grand, plus leur influence sur la décision politique augmente. Ce qui signifie que la course des religieux sionistes vers des postes clés dans l’armée sera un facteur supplémentaire de l’échec des chances pour parvenir à un règlement politique du conflit.

Etant donné que la force de contribution des adeptes de cette tendance à l’effort de guerre dépasse celle de n’importe quel autre courant, les chefs religieux et les élites intellectuelles de ce mouvement exigent du gouvernement une oreille attentive et une prise en compte de leur position. Les religieux sionistes ne cessent de rappeler leur forte contribution dans la deuxième guerre du Liban, en mettant en parallèle le nombre de soldats tués dans cette guerre de la colonie Eli, ville de sept cent colons où habitent des adeptes de ce courant, qui est égal au nombre de soldats tués de Tel-Aviv, une ville de plus d’un million d’habitants.

Atteinte à la démocratie

Il est clair que le contrôle des adeptes du courant religieux sioniste de l’armée à des effets profonds sur la nature du régime en Israël, et entraînera l’érosion de la vie démocratique dans ce pays. Bien que l’une des caractéristiques d’une démocratie est que la hiérarchie militaire est sous les ordres du gouvernement élu, les partisans de cette tendance placent la loi de la Torah au dessus de toute autre loi y compris les lois émises par le gouvernement élu en Israël.

Quand un journaliste a demandé au rabbin le général Rontski « Si le gouvernement élu vous donne des instructions contraires à celles données par le Rabbin Mordechai Eliyahu, à quelles instructions allez-vous obéir ? » Rontski répondit fermement et sans équivoque : « Je suivrai les instructions du rabbin Eliyahu et je démissionne de l’armée. »

De là, il n’est pas étonnant de voir des officiers et des soldats de l’unité de Samson, dont la grande majorité sont des sionistes religieux, annoncer lors d’une cérémonie, vendredi dernier, que si le gouvernement émet des ordres d’évacuation des colonies, ils refuseront d’obéir. Il est à noter que des politiciens de la droite israélienne ont défendu ces soldats et rejeté les appels pour les punir.

Sur le même sujet lire l’article :
http://www.isesco.org.ma/francais/g...

9 novembre 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/...
Traduction de l’arabe : Leïla

Obama approuve des opérations israéliennes ponctuelles en territoire libanais

13/11/2009 Le Premier ministre israélien Benjamin Netenyahou aurais compris au cours de sa dernière rencontre avec le président américain Barack Obama que ce dernier "ne s'oppose pas à d'éventuelles opérations militaires israéliennes ponctuelles en territoire libanais ou dans la zone frontalière israélo-syrienne", rapporte le quotidien palestinien "Almanar" de "sources européennes informées.

le journal "Almanar" révèle par ailleurs que le sujet du "Hezbollah" était au centre des discussions du ministre de la Défense israélienne Ehud Barak avec de hauts responsables militaires américains, les dirigeants israéliens auraient fait part à l'administration américaine de leur conviction: "la FINUL n'est plus en mesure de bloquer le trafic d'armes à destination du Hezbollah", notant de ce fait qu'il est primordial de prendre des mesures dans le but de stopper la montée en puissance du parti de résistance libanais.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=111129&language=fr

Source française à al-Hayat: option militaire israélienne contre l’Iran ouverte

G.Houbballah

14/11/2009
Selon le quotidien saoudien al-Hayat, qui cite des sources françaises diplomatiques, au cours de sa réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine dernière, le président français Nicolas Sarkozy a eu l'impression que, en ce qui concerne une opération militaire contre les projets nucléaires de l'Iran, cette option est bien vivante.

Les sources précisent que Sarkozy a tenu à transmettre ce message au président syrien Bachar al-Assad.

Al-Hayat ajoute que le président syrien a demandé à ce qu’on accorde de l’attention aux progrès de Téhéran et ne pas les rejeter automatiquement.

Pour sa part, Sarkozy estime qu'il ne faut pas permettre de croire à de faux espoirs ou permettre de fausses spéculations dans le dossier nucléaire iranien.

Selon les sources françaises, Sarkozy a averti que si les négociations n’aboutissaient pas à de résultats concrets, cela pourrait conduire à une situation délicate, compte tenu notamment du fait qu’une opération militaire d'Israël contre l’Iran est une possibilité réelle.
Les sources ont indiqué que Nicolas Sarkozy a eu cette impression, de Netanyahu lors de leur réunion la semaine dernière.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=111319&language=fr

Les geôliers sionistes agressent deux enfants captifs lors de la prière

[ 15/11/2009 - 13:33 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des geôliers sionistes dans la prison de Majdou ont agressé deux enfants palestiniens captifs lorsqu'ils faisaient leur prière.

Le site Web d'al Ahrar Waldna a rapporté du comité d'information de la ligue des captifs du Hamas dans les prisons sionistes que les geôliers sionistes dans la prison de Majdou ont attaqué deux enfants captifs lorsqu'ils faisaient leur prière, parce qu'ils ont refusé d'arrêter leur prière et se mettre debout devant les geôliers sionistes qui les comptaient.

Il a affirmé que la direction de la prison a confisqué les appareils électroniques des deux enfants captifs après qu'ils se sont exposés aux frappes des geôliers sionistes.

Le comité a souligné que ces agressions sionistes dans la prison de Majdou viennent simultanément avec les conditions catastrophiques des enfants captifs dans les prisons sionistes.

Les artilleries de l'occupation sioniste blessent deux citoyens au nord de Gaza.

[ 15/11/2009 - 17:41 ]
Beit Hanoun- CPI

"Deux palestiniens ont été blessés, aujourd'hui dimanche 15/11, lors d'un bombardement des artilleries de l'occupation sioniste, au nord de la Bande de Gaza", ont rapporté des sources locales.

Les sources ont confirmé que des chars militaires sionistes ont bombardé des maisons palestiniennes, à Jabalia et Beit Hanoun, en blessant deux citoyens qui ont été transportés vers un hôpital local.

Il est à noter que les forces armées de l'occupation, notamment l'aviation sioniste bombardent, de façon continuelle, différentes régions le long des frontières avec l'Égypte, en tuant des civils palestiniens et blessant plusieurs autres, après leur récente guerre sauvage sur la Bande de Gaza, l'hiver dernier.

Le criminel de guerre israélien Peres en Argentine

Amérique du Sud - 15-11-2009
Par ISM
"Shimon Peres - Président d'Israël, Prix Nobel de la Mort" : Les associations argentines de solidarité avec la Palestine se préparent à l'accueillir demain lundi 16.11 à Buenos Aires comme il le mérite...






















Affiche d'accueil de Shimon Peres à Buenos Aires


Les sites pro-Israël s'alarment ...

Selon "Actualités Israël",

"La suite présidentielle craint que des agitateurs antisionistes tentent de perturber le voyage officiel du président Shimon Pérès en Argentine, se souvenant de leur expérience au Royaume-Uni, quand Pérès avait été chahuté à l’université d’Oxford pendant son discours par des fanatiques. La surveillance autour de la personne du président va être renforcée."

Guysen News International indique aujourd'hui :

"Pérès en Argentine : changement dans l'endroit d'une réception

Pour des raisons de sécurité l'une des réceptions auxquelles le président israélien Shimon Pérès devait prendre part a été déplacée à un autre endroit, de crainte d'une manifestation anti-israélienne massive. Le président devrait rencontrer en Argentine le président Cristina Fernandez de-Kirchner et des membres de la communauté juive locale
."

Ni paix ni illusions

USA-Israel - 15-11-2009
Par Jamal Zahalka
Le brouillard qui avait enveloppé l'entrevue Netanyahu-Obama avant qu'elle ne se tienne et qui a persisté après la rencontre ne s'est pas dissipé. On peut dès lors se demander ce qui s'est réellement passé entre les deux hommes. Certains ont évoqué une déception états-unienne et d'autres ont souligné le caractère tendu et embarrassant de la rencontre. De son côté, l'entourage de Netanyahu a exprimé sa satisfaction et estimé que la rencontre avait été couronnée de succès et qu'elle avait entériné de nombreux accords. D'autres en ont conclu que le camouflage autour de cette entrevue s'expliquait soit parce qu'elle avait échoué, soit parce qu'elle avait abouti à un important revirement.


























Il semble que les Américains aient assimilé la leçon de la conférence de presse de Hillary Clinton et "Bibi" Netanyahu, au cours de laquelle la ministre des Affaires étrangères avait exprimé son soutien aux positions de Netanyahu et son admiration pour ses "formidables" concessions en faveur des soi-disant négociations de paix, ce qui avait provoqué des réactions négatives arabes et palestiniennes.

C'est la raison pour laquelle ils se sont abstenus de tenir une conférence de presse à l'issue de la rencontre Obama-Netanyahu, de crainte d'envenimer les choses, notamment après la décision du président Mahmoud Abbas de ne pas se porter candidat à sa propre succession, compte tenu de l'échec des négociations sur lesquelles il avait compté, excluant toute autre alternative.

En fait, il n'y a avait pas l'ombre d'un brouillard à Washington pendant la rencontre. Le brouillard a été inventé. Et quand on invente un brouillard, c'est pour une raison précise. Le souci primordial de Netanyahu, c'est le dossier iranien, premièrement le volet nucléaire et deuxièmement le soutien à la résistance dans la région.

Netanyahu est convaincu qu'il a été choisi par Dieu pour sauver le peuple israélien d'une attaque nucléaire iranienne. Et sur ce point, précisément, il semble que les deux hommes étaient parfaitement d'accord. Le brouillard est venu ensuite pour camoufler les accords au niveau sécuritaire qui concernent l'Iran entre autres, et non pour dissimuler des différends sur les dossiers politiques relatifs à la Palestine et à la Syrie.

Lorsque Netanyahu déclare que la relation avec Obama et son administration est bonne, il parle d'une position commune sur l'Iran et il sous-entend le soutien des Etats-Unis sur le rapport Goldstone, les manoeuvres militaires israélo-étatsuniennes auxquelles 1.400 militaires américains ont participé, et les nouvelles fournitures d'aides militaires états-uniennes, parmi lesquelles les systèmes anti-missiles.

Plus généralement, Netanyahu et ses proches estiment que les relations avec les Etats-Unis sont excellentes et en voie de renforcement, malgré quelques divergences de point de vue considérées comme tout à fait marginales, et qu'il n'existe aucun désaccord sérieux, notamment sur la question de la poursuite de la colonisation.

Par ailleurs, le président Mahmoud Abbas a déclaré qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession, après avoir constaté l'impasse des négociations et après avoir perdu tout espoir relatif aux Etats-Unis quant à leur volonté ou à leur capacité face à cette impasse. Or, cette impasse n'est ni nouvelle ni passagère. Elle existe depuis très longtemps et a été dissimulée jusqu'ici par la fabrication et la manipulation d'illusions.

Netanyahu n'est pas un partenaire pour les négociations de paix ni pour les fabrications d'illusions. L'heure de la vérité a sonné et le pari sur le changement de la politique pro-israélienne états-unienne, incarné par Barak Obama, a fait long feu. La rencontre Obama-Netanyahu n'a même pas fourni une plateforme minimum pour reprendre les négociations, aussi absurdes et mystificatrices fussent-elles.

Aujourd'hui, les Palestiniens et les Arabes doivent déclarer l'arrêt immédiat des négociations, au moins jusqu'à l'apparition d'un changement radical dans la politique israélienne, ce qui ne se produira pas de si tôt. Il est temps de mettre un terme à la fabrication des illusions et de proposer une alternative aux négociations. Et cela doit commencer par une véritable réconciliation entre les factions et la construction d'une stratégie commune de lutte. Cette alternative est possible depuis que le Hamas a donné son accord sur le projet égyptien de réconciliation.
Source : Arabs48

Des colons détruisent des oliviers au sud de Naplouse

Naplouse - 15-11-2009
Par ISM
Un groupe de 25 colons de la colonie illégale d’Yitzhar, au sud de Naplouse, ont détruit 97 oliviers dans le village de Burin, le 12 novembre au matin. L’attaque fait suite à une attaque similaire il y a cinq semaines et à une campagne ininterrompue d’intimidation et de harcèlement des résidents de Burin depuis les colonies israéliennes voisines de Yitzhar et de Bracha.





















Environ 25 colons ont commencé à mettre les arbres en pièces à 3h du matin. Bien qu’ils coupent les arbres à la main, le bruit a réveillé un Palestinien dont la maison est située près des lieux, du « côté Yitzhar » de Burin et qui a donné l’alerte. Les Palestiniens sont arrivés dans l’oliveraie alors que le jour se levait pour constater les dégâts, et parmi eux le propriétaire de la terre, Akram Brahim Embran. Ils ont compté 97 arbres détruits.

Ce n’est pas la première fois cette année que le village de Burin est confronté à la violence notoire des colons d’Yitzhar. Le 4 octobre dernier, au petit matin, un groupe de colons a haché une autre oliveraie, la veille du début de la récolte des olives.

L’année dernière, les colons ont incendié (photo ci-dessus) et volé les récoles, en plus d’harceler quotidiennement les fermiers de Burin. Les dégâts sur l’économie et l’identité de Burin sont évidents puisque l’agriculture est la principale source de revenus du village.

Le village de Burin et les alentours sont la cible des attaques partant des deux colonies illégales de Bracha et Yitzhar, qui prennent en sandwich les villages palestiniens du sud de Naplouse. En 2006, entre autres, les colons de Bracha ont tiré des roquettes artisanales sur le village, incendiant une maison.

Burin a également perdu des milliers de dunams de terre volés pour la construction des colonies.

Les colonies sont illégales selon le droit international, et les deux colonies d’Yitzhar et Bracha s’étendent par de nombreux avant-postes qui continuent de voler toujours davantage de terre palestinienne, en violation tant du droit israélien qu’international.
Source : Palsolidarity

Des colons juifs dévastent la vieille ville d’Al-Khalil

Hébron - 15-11-2009
Par Palestine Info
Des colons juifs ont fait une descente dévastatrice dans les rues de la Vieille Ville d’Al-Khalil (Hébron) samedi, où ils ont endommagé les biens des citoyens palestiniens, ont rapporté les sources locales. Les colons ont commencé leur saccage par une marche provocatrice dans les rues de la ville qui a tourné à la violence lorsqu’ils ont attaqué des maisons et des magasins palestiniens et agressé leurs propriétaires.






















Les forces israéliennes d’occupation se sont déployées dans les ruelles de la Vieille Ville et autour de la Mosquée Ibrahimi pour protéger les colons pendant qu’ils célébraient une de leurs fêtes.

Dans le village de Yatta, district d’Al-Khalil, une femme de 65 ans et trois gamins ont été blessés par les jets de pierre des colons israéliens.

Il y a quelques jours, l’autorité d’occupation a remis des ordres de démolition à 12 citoyens du village.

Elle a transmis hier des notifications similaires à 9 familles du village de Rujaib, district de Naplouse.

Les familles appellent les associations pour les droits de l’homme et les médias à les soutenir car ces maisons abritent des dizaines de femmes et d’enfants que la mise en œuvre de la décision laissera sans abri.

Lettre ouverte de Gaza à Obama

Gaza - 15-11-2009
Par Haidar Eid
Haidar Eid est un commentateur politique indépendant et professeur au Département de Littérature anglaise à l’Université Al-Aqsa à Gaza.
Monsieur le Président,
Vous ne lirez probablement pas cette lettre étant donné votre emploi du temps chargé et l’énorme masse de messages que vous recevez de la part de présidents, rois, princes, cheikhs et premiers ministres. Qu’est-ce qu’un professeur palestinien de Gaza, après tout, qui a le culot d’écrire une lettre ouverte au président des Etats Unis d’Amérique ? Ce qui a déclenché cette lettre est une photo de votre excellence à table avec l’intellectuel palestinien défunt Edwart Said.





















La rencontre a eu lieu, bien sûr, avant 2004, c’est-à-dire avant que vous ayez subi un processus de métamorphose qui, selon moi, est sans précédent dans l’histoire. Vous voir avec Edward Said, je dois en convenir, m’a surpris. Said, un véritable intellectuel public, doit vous avoir dit quelque chose sur la souffrance du peuple palestinien.

Sur la photo, vous et votre femme semblez l’écouter attentivement, et avec admiration. Mais la question demeure : avez-vous vraiment compris sa défense éloquente et passionnée des droits des habitants indigènes de Palestine ? A en juger par vos récentes volte-face politiques, j’en doute. C’est précisément l’incongruité entre la photographie et ces revirements qui motive cette lettre.

Monsieur le Président,

Le monde entier a fêté votre élection comme premier président afro-américain des Etats Unis. Pas moi. Ni les habitants du camp de concentration dans lequel je vis. Votre visite de sympathie à Sderot – une ville israélienne qui était le village de Nadj avant 1948, lorsque sa population a subi un nettoyage ethnique – trois ans après votre première visite à un kibboutz dans le nord d’Israël pour soutenir ses habitants et après votre promesse de vous engager pour la sécurité de l’Etat d’Israël et de son « droit » à avoir Jérusalem unifiée comme capitale du peuple juif – pour ne donner que quelques exemples – indiquaient clairement où était votre cœur.

Une autre raison pour l’écriture de cette lettre est le choc devant l’indifférence et l’arrogance avec laquelle la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a méprisé les inquiétudes palestiniennes sur les colonies illégales pour juifs seulement d’Israël en Cisjordanie. Il y a seulement quelques semaines, vous avez fait une déclaration admirable selon laquelle toute la colonisation juive devait cesser et vous avez clairement dit que cela incluait l’expansion des colonies existantes, comme la construction de nouvelles colonies.

Cependant, lorsque Netanyahu a fait savoir qu’il n’avait aucunement l’intention d’arrêter la construction des colonies, vous avez raté une occasion historique de marquer le coup : pas de milliards et pas d’armes pour Israël tant que cette condition ne serait pas remplie. Aujourd’hui, Clinton a la tâche herculéenne de faire comme si votre position sur les colonies juives n’avait pas changé, alors qu’il est clair que vous avez choisi de ne pas utiliser le très réel pouvoir à votre disposition pour contraindre la politique israélienne.

Environ six mois après votre élection, vous vous êtes adressé aux mondes arabe et islamique, lors d’un discours au Caire, que certains ont trouvé impressionnant. Je l’ai trouvé impressionnant sur la forme, mais pas sur le fond parce que vos actions n’ont pas concordé avec votre rhétorique. Pourquoi n’ai-je pas gobé le nouveau langage de la nouvelle administration américaine ? Parce que pendant que vous faisiez votre discours, nous enterrions mon voisin, un patient en phase terminale qui avait eu besoin d’un traitement dans un hôpital étranger puisque, grâce au siège imposé par votre propre administration et par Israël sur la Bande de Gaza, les installations qui lui auraient sauvé la vie ne sont pas disponibles à Gaza. Comme plus de 400 malades en phase terminale à Gaza, mon voisin a perdu la vie. En dépit des belles paroles de paix en arabe, « salaam aleikum », vous avez montré, de manière aussi claire que l’eau de roche, que le point de référence de toute négociation dans le conflit israélo-palestinien est la sécurité d’Israël. En faisant cela, Monsieur le Président, vous avez de fait marginalisé toute la question de la Palestine, et vous avez malheureusement préparé le terrain à de nouvelles attaques israéliennes contre une Gaza affamée, une entité qui, grâce à vos liens « indéfectibles » avec Israël, a été transformée en plus grand camp de concentration sur terre.

Votre incapacité à soutenir le rapport Goldstone, votre indifférence, pour ne pas dire votre contribution, à la souffrance palestinienne et au processus de « politicide » contre la population palestinienne de Gaza est, pour dire le moins, insondable, venant d’un homme qui a écouté avec autant d’ardeur Edward Said. Vos conseillers ont dû vous parler de la pénurie de médicaments, de nourriture et de carburant dans le camp de concentration où je vis. Des patients qui ont besoin de dialyse et autres traitements médicaux urgents meurent tous les jours. La majorité de nos enfants, dont beaucoup ont le même âge que vos deux belles filles, sont gravement sous-alimentés.

Vous devez avoir parcouru le résumé du rapport Goldstone détaillant l’horreur infligée à 1,5 million de civils pendant 22 jours, une horreur causée par des F16, des hélicoptères Apache et des bombes au phosphore fabriquées dans les usines américaines. Des centaines d’enfants ont été brûlés à mort par des bombes au phosphore ; des femmes enceintes ont été brutalement visées dans ce dont les soldats israéliens se vantaient sur leurs t-shirts : « Une balle, deux morts ». Et pourtant, pas un seul mot de sympathie, Monsieur le Président !

Edward Said avait ceci à dire sur sa première visite à Gaza : « C’est l’endroit le plus terrifiant où j’ai jamais été… C’est un endroit épouvantablement triste à cause du désespoir et de la misère dans lesquels les gens vivent. Je n’étais pas préparé aux camps qui sont bien pires que tout ce que j’ai vu en Afrique du Sud. » C’était en 1993, Monsieur le Président, avant que les conditions de vie ne se soient dramatiquement détériorées. Gaza est maintenant, comme l’association pour les droits de l’homme israélienne B’Tselem l’a décrit, « la plus grande prison sur terre. »

Monsieur Obama,

Contrairement à votre prédécesseur, vous semblez être un homme intelligent. Vous devez avoir réalisé que la solution de deux Etats a été rendue impossible par la colonisation israélienne de la Cisjordanie, par la guerre contre Gaza, par la construction du mur d’apartheid, par l’expansion du soi-disant « Grand Jérusalem », et par l’augmentation du nombre de colons juifs en Cisjordanie. Vous devez aussi avoir réalisé que six millions de réfugiés, dont la plupart vivent dans des conditions misérables, attendent que des dirigeants courageux et visionnaires, concernés par la véritable démocratie, les droits de l’homme et le droit international, appliquent la résolution 194 des Nations Unies. Et pourtant, vous et votre secrétaire d’Etat, comme chaque président US depuis 1967, avez décidé de soutenir Israël en créant les conditions qui rendent la solution de deux Etats impossible, irréaliste et injuste.

Etiez-vous un partisan du système de bantoustans en Afrique du Sud sous le régime d’apartheid ? Etes-vous opposé à l’égalité des droits et à la transformation d’Israël/Palestine en un Etat pour tous ses citoyens ? La solution de deux Etats signifie la bantoustanisation de la Palestine, une solution qu’à notre connaissance, vous n’avez jamais soutenue pour l’Afrique du Sud.

Etes-vous, Monsieur le Président, opposé à la démocratie citoyenne, qui est la demande de la majorité de la société civile palestinienne et des organisations de la base ? C’est pour cela que vos modèles, Martin Luther King Jr et Steve Biko, sont morts. Nelson Mandela a-t-il eu tort de passer 27 ans de sa vie à la poursuite de la justice en demandant l’égalité pour le peuple indigène d’Afrique du Sud ? Vous rendez-vous compte que ce que vous soutenez au Moyen-Orient est une solution raciste par excellence ? Une solution basée sur le nationalisme ethnique. Votre secrétaire d’Etat et envoyée au Moyen-Orient se tient sans honte, radieuse, aux côtés du Ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, qui non seulement défend ouvertement le nettoyage ethnique des Palestiniens, mais appelle également à un nouveau génocide à Gaza. Vous rendez-vous compte, Monsieur le Président, que ce fasciste hitlérien pourrait devenir le prochain premier ministre d’Israël, grâce à la complaisance et au soutien de votre administration ?

Notre seule exigence immédiate est que votre administration s’assure qu’Israël remplisse ses obligations en termes de droit international. Est-ce trop demander ?

Monsieur le Président Barack Hussein Obama,
Nous, le peuple palestinien, en avons marre !
Sincèrement,

Professeur Haidar Eid
Gaza, Palestine
Source : Maan News

Kouchner au P-O pour soutenir Abbas et pousser Israël à la paix

16/11/2009
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, se rendra demain et mercredi en Cisjordanie et Israël pour encourager Mahmoud Abbas à rester président de l'Autorité palestinienne et les dirigeants israéliens à retrouver le chemin de la paix.
Cette visite - sans déplacement à Gaza - intervient sur fond de pessimisme quant à une relance du processus de paix. Elle se situe dans un contexte d'accélération de contacts de la France avec les acteurs de la région. Le ministre rencontrera aussi son homologue Riyad Malki et le Premier ministre Fayyad Salam.
Par ailleurs, le président français Nicolas Sarkozy a proposé la semaine dernière au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de participer à une conférence internationale de paix organisée à Paris et réunissant les principaux acteurs au Proche-Orient, a indiqué hier Haaretz.

Les Palestiniens en appellent à l’ONU pour faire reconnaître leur indépendance

16/11/2009
L'Autorité palestinienne a indiqué hier vouloir obtenir le soutien du Conseil de sécurité de l'ONU à une proclamation unilatérale de l'État palestinien, vu le blocage du processus de paix. « Nous avons décidé de nous adresser au Conseil de sécurité pour essayer d'obtenir son soutien à la création d'un État palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale et dont les frontières seraient celles de juin 1967 », soit avant l'occupation israélienne, a déclaré à l'AFP le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. « Nous allons chercher à obtenir l'appui de l'Union européenne ainsi que celui de la Russie et d'autres pays », a-t-il ajouté.
De son côté, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, qui s'est donné pour objectif de bâtir - d'ici à 2011 et sans attendre l'issue des négociations avec Israël - les institutions d'un État palestinien, a précisé que la tâche de son gouvernement était de « se préparer à un État » et non de le proclamer. « La proclamation de l'État relève de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine). C'est l'organe compétent dans le système politique palestinien (...) et il va le faire le moment venu », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Ramallah à l'occasion d'une visite de membres du Congrès américain. Une telle perspective a été accueillie avec hostilité par plusieurs ministres israéliens. « Les démarches unilatérales ne mèneront pas aux objectifs que nous cherchons à atteindre » par la négociation, a averti le vice-Premier ministre Sylvan Shalom avant la séance hebdomadaire du cabinet israélien à Jérusalem. « Nous voulons des négociations directes », a ajouté M. Shalom, en faisant allusion à la demande israélienne de discussions sans conditions préalables et dès que possible. Pour le ministre des Infrastructures nationales Uzi Landau, membre du parti de droite nationaliste Israël Beiteinou, à une initiative unilatérale des Palestiniens, Israël devrait répondre par l'annexion de zones de Cisjordanie où se trouvent les grands blocs d'implantations juives.
Par ailleurs, le mandat du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pourrait être prolongé afin d'éviter un vide institutionnel consécutif au report probable des élections, a affirmé hier un responsable palestinien.

Avishai Rontzki, le rabbin assoiffé de sang

Publié le 15-11-2009


Le rabbin en chef de l’armée d’Israël, le général de brigade Avishai Rontzki, prévient les futurs soldats que s’ils manifestent la moindre pitié à l’égard de l’ennemi, ils seront tout simplement maudits.

Rontzki s’exprimait jeudi devant une assemblée de membres d’une Hesder yeshiva, une institution qui combine endoctrinement religieux et apprentissage militaire. La Hesder yeshiva de la colonie de Karnei Shomron (Cisjordanie occupée) en l’occurrence.

Le quotidien Haaretz rapporte qu’il a commencé sa diatribe par une des nombreuses imprécations barbares contenues dans la Bible : « Maudit soit celui qui accomplit le travail du Seigneur d’une main tremblante, et maudit soit celui qui ne trempe pas son épée dans le sang ».

“En temps de guerre, quiconque ne se bat pas de toutes ses forces, du corps et de l’esprit, celui qui ne fait pas couler le sang avec son glaive, celui qui manifeste de la compassion pour son ennemi doit être maudit ».

Rontzki, qui n’a que faire du baratin officiel sur “l’armée la plus morale du monde”, était déjà en fonctions lors du carnage de Gaza, au début de l’année, et c’est d’ailleurs sous sa houlette que des brochures prêchant le génocide des Palestiniens avaient été distribuées dans les unités.

Devant les nouvelles recrues, ce criminel de guerre a tenu à se vanter une nouvelle fois des « exploits » de Tsahal. « Plutôt que d’écouter ce que racontent les médias, remercions plutôt Dieu d’avoir permis à cette occasion au peuple d’Israël de faire son unité autour d’une idée simple, la compréhension de comment il faut combattre. L’une des principales innovations de cette offensive est qu’elle a permis de faire vraiment la guerre, et plus seulement de vagues missions ou des arrestations ».

“Plomb Durci nous a permis de retrouver la guerre, avec cet assaut lancé par 80 avions bombardant un peu partout, avant de faire donner l’artillerie et des chars, et ainsi de suite, la vraie guerre quoi ».

« Dans les guerres d’Israël, les combattants sont des gens qui craignent Dieu », et c’est pourquoi, a conclu Rontzki, les religieux sont les meilleurs soldats.

CAPJPO-EuroPalestine

dimanche 15 novembre 2009

Rapport Goldstone : Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de les commettre

publié le dimanche 15 novembre 2009

Dennis Kucinich
Début novembre, alors qu’une majorité de parlementaires américains s’apprêtaient à voter une résolution rejetant les conclusions du rapport Goldstone accusant de crimes de guerre le Hamas et Israël, le député de la gauche Démocrate Dennis Kucinich, candidat à la présidence en 2008, s’est élevé, seul ou presque contre ses collègues, pour dénoncer ce texte. « Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre qu

« Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé », avait-il alors averti l’assemblée. Cette déclaration lui a valu d’être interdit de parole le 9 novembre lors d’une réunion des donateurs du parti Démocrate en Floride. La résolution combattue par Kucinich a été adoptée par 344 voix contre 36. --- [1]

Dennis Kucinich, Intervention à la chambre des représentants, 3 novembre 2009

Aujourd’hui, nous passons de l’opération « Plomb Durci » à l’opération « Doute Insinué » [1]. Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé.

Parce que derrière chacun de ces mensonges se trouve le déni de l’humanité, l’abaissement de la dignité humaine, l’anéantissement de l’esprit humain, le triomphe de la pensée orwellienne, cette prison éternelle qui est au cœur des ténèbres du totalitarisme.

La résolution dont nous sommes saisis aujourd’hui, qui rejette toutes les conclusions du rapport Goldstone pour déterminer la responsabilité de toutes les parties dans la perpétuation de crimes de guerre, y compris le Hamas et Israël, pourrait tout aussi bien s’appeler la résolution « La Nuit c’est le Jour, le Mal c’est le Bien ».

Car si ce vote du Congrès condamne un rapport qu’il n’a pas lu, concernant des événements qu’il a totalement ignorés, décrivant des violations du droit qu’il ne connaît pas, ce sera une honte pour cette grande institution.

Comment pouvons-nous espérer une quelconque paix au Proche-Orient si nous approuvons tacitement des violations du droit international et des droits de l’Homme, si nous détournons le regard, ou si nous fermons les yeux sur la douleur des gens dans chaque camp en vidant de son sens une enquête légitime ?

Comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, leur droit à la sécurité de l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé ?

Nous n’aurons la paix que lorsque le sort des Palestiniens et des Israéliens sera examiné par cette Assemblée et que sera pris en considération de façon égalitaire la reconnaissance de ce principe affirmant que tous les habitants de cette planète ont le droit de survivre et de prospérer. Il est de notre responsabilité, de notre devoir, de chercher à ce qu’aucun individu, aucun groupe, aucun peuple, ne se voie refuser ce droit humain élémentaire.

[1] Kucinich est une personnalité atypique et par certains aspects provocante et donc marginale. Ce positionnement, lorsqu’il s’oppose à la doxa washingtonienne concernant le Proche-Orient, l’expose évidemment à l’accusation d’antisémitisme, que d’aucuns voudront sans doute qualifier de dissimulé, latent, ou inconscient. Pourtant, lorsque l’on écoute cet homme, on ne peut être que saisi par la force de ses arguments. Lorsqu’il s’exclame « comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, » il énonce une évidence, dont les conclusions logiques ont apparemment échappé aux parlementaires américains.

L’influence qu’ont su acquérir les lobbies sioniste et évangéliste sur la vie politique aux USA manifeste ainsi ses effets, selon nous. Pour une bonne part, les élus américains, quelles que soient leurs convictions profondes, hésitent à s’opposer à Israël, tant est forte la pression qui pourrait s’exercer sur eux. Affirmons-le haut et fort, il n’y a là nulle insinuation sur une éventuelle et détestable hypothèse de pouvoir occulte. Juste le constat amer d’une réalité institutionnelle et sociale dont les conséquences dépassent - et de loin - le simple cadre de la nation américaine. De la même façon, sur un tout autre plan, nous sommes persuadés que la proportionnelle en vigueur en Israël, par l’effet de levier qu’elle procure aux minorités extrémistes, est l’un des déterminants majeurs de l’échec des tentatives de paix.

Dans les deux cas, notre destin commun dépend de l’accomplissement, du progrès, de sociétés autres. Qu’en conclure ? Après tant d’années où le règne de la concurrence comptable et marchande a prétendu servir d’unique boussole, il est temps, semble-t-il, d’en revenir aux humanités, ce très nécessaire art du dialogue avec l’étrange et indispensable autrui, et à l’humanisme, qui en dessine l’incertain chemin. Contre Info.

publié par ContreInfo

http://contreinfo.info/article.php3...

titre modifié : CL, Afps

Quand le mur de Palestine "tombe"...

publié le dimanche 15 novembre 2009

Comité populaire Bi’lin
Alors qu’on célèbre le 20ième anniversaire de la chute du mur de Berlin, à Kalandia ausi...

Un groupe de Palestiniens des comités populaires et du Fatah abattent un pan du Mur à Jérusalem près de l’aéroport de Kalandia

Et appelle à un soulèvement populaire comme le 9 nov 1987 et une marche en masse vers Jérusalem le 9 décembre 2009 [1]

[1] voir en anglais :

A group of Palestinians from the popular committees and Fatah movement tore down a part of the Apartheid Wall separating occupied East Jerusaelm from the rest of the West Bank.

On Monday 9 November a hundred Palestinians waving Palestinain flags and wearing florecent jackets saying "WE ARE GOING TO JERUSALEM" took down a peice of the concrete wall near the Kalandia airport.

The fallowing leaflet was distributed by a group of Palestinians who tore down the Wall near Jerusalem :

On 9 November 1989 the world witnessed the moment of the demolition of the Berlin Wall. Similarly, at this moment, twenty years later, a group of Palestinians have demolished part of the Apartheid Wall around Jerusalem. Jerusalem, that bleeds every day... Jerusalem who’s children are homeless under the rain. These young boys and girls who were promised by the martyr president Yaser Arafat that they would raise the Palestinian flag on the churches and mosques of Jerusalem. Mosques and churches who’s sanctity is defiled while we passively wait for salvation unaware that the responsibility lies with each and every one of us.

Rebuilding popular resistance is essential for Jerusalem and Palestine.

In this event we are calling for a return to the achievements of the popular uprising that began on 9 December 1987. This year, on 9 December, we are calling on people to move en masse towards Jerusalem.

We are calling for the formation of a unified national leadership to lead a mass popular uprising of which all the Palestinian people, groups and political factions are a part of. This popular uprising will be pro-active and innovative with a strategy to mobilize international support for the justice of our cause, as a way out of the current political impasse. We will use this support to create international pressure to end the occupation, and establish an independent Palestinian state with Jerusalem as its capital, and to restore unity amongst our people, from the West Bank to Gaza.

For the release of our innocent martyrs, the freedom of our political prisoners, and a return to our unity.

For more details : Abdallah Abu Rahmah (Arabic) : +972599107069

Sasha Solanas (English and Russian) : +972549032981

Jonathan Pollak (Hebrew and English) : +972546327736

titre et intro, CL, Afps

La troisième Intifada est dans l’air

publié le dimanche 15 novembre 2009

Soufiane Ben Farhat
Hillary Clinton souffle le chaud et le froid. La secrétaire d’Etat américaine soutient le maximalisme israélien tout en s’ingéniant à rassurer ses alliés arabes. Une manière de ménager la chèvre et le chou. Bref rappel des faits.

En visite à Al Qods occupée samedi dernier, Hillary Clinton a mis de l’huile sur le feu. Elle a réclamé la relance du processus de paix tout en demandant au Président palestinien Mahmoud Abbas de ne plus subordonner celui-ci à l’arrêt de la colonisation israélienne. Sitôt dit, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a campé les saintes-nitouches. Il a accusé Abbas d’entraver la relance des pourparlers de paix à travers ses exigences. Les Palestiniens ont aussitôt riposté. Ils ont accusé les USA de jouer les briseurs de paix. Mme Clinton décide alors de prolonger son séjour au Proche-Orient. Elle joue les sapeurs pompiers cette fois. Elle a assuré que Washington n’acceptera pas la légitimité des colonies israéliennes en Cisjordanie et exige que leur construction soit arrêtée "pour toujours". C’est l’effet d’annonce au premier degré. Ses propos demeurent cependant sibyllins. "Notre politique sur la colonisation n’a pas changé", a-t-elle affirmé devant la presse. "Nous n’acceptons pas la légitimité des colonies. Mettre un terme à la colonisation actuelle et future est préférable", a-t-elle ajouté.

En vérité, Hillary Clinton traduit la volte-face américaine sur la question des colonies de peuplement juives. Le Président Obama en a fait montre lors du sommet à trois avec Abbas et Netanyahu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre, à New York. Auparavant, le chef de l’exécutif américain considérait ouvertement les colonies de peuplement juives comme un obstacle majeur et exigeait leur gel. A New York cependant, et face au refus de Netanyahu de céder sur les colonies, Obama s’est contenté d’inciter Israël à la "retenue".

La retenue, c’est ce que les Occidentaux demandent à Israël depuis son irruption brutale dans le vécu proche-oriental en 1948. Sans conviction et du bout des lèvres bien évidemment. En politique, cela signifie : moi je me protège et toi tu fais ce que tu veux. Un feu-vert tacite en somme. A bien y voir, une séquence tragique de l’histoire tragique du Proche-Orient semble en passe de se réitérer.

Israël s’obstine à refuser les quatre exigences essentielles des Palestiniens : l’Etat indépendant, le démantèlement des colonies de peuplement juives en Cisjordanie, le traitement équitable du droit au retour des réfugiés et le statut d’Al Qods comme capitale du futur Etat palestinien. Israël louvoie et bénéficie des complicités américaine et occidentale. Les dirigeants palestiniens sont mis à mal. Ils perdent leur leadership sur une population traumatisée et radicalisée, en désespoir de cause, par la chape de plomb de l’occupation israélienne sans espoir de solution. Une Intifada éclate.

Jusqu’ici, deux Intifada ont eu lieu. La troisième est dans l’air. Alors tous les états-majors politiques, occidentaux en prime, sonnent le rappel de ce bon vieux processus de paix. Lequel, est-il besoin de le rappeler, est demeuré lettre morte depuis l’assassinat du premier ministre israélien Itzhak Rabin par un extrémiste juif en 1995.

Et entre-temps, aussi étrange que cela puisse paraître, l’étau se resserre autour d’Israël. En faisant cavalier seul, Israël a le don de se mettre à dos tous les protagonistes régionaux. C’est qu’il excelle dans la posture anachronique consistant à se faire des ennemis tout près et chercher des alliés très loin. Anesthésié par le triomphe illusoire du solipsiste de bas aloi, Israël n’a plus la capacité de voir les ferments de sa perte dans ses propres entrailles. Son occupation du Liban, 22 années durant, s’est soldée par une cuisante défaite face aux combattants du Hezbollah libanais l’été 2006. Des combattants nés sous l’occupation israélienne proprement dite. De même en envahissant la bande de Gaza, y semant la terreur et la mort à tous vents l’hiver dernier, Israël s’est cru en passe d’en finir avec la Hamas. Il n’en fut rien.

Aujourd’hui ou demain, Dieu sait quel levain aura pétri les Palestiniens occupés de Gaza et de Cisjordanie pour sonner l’irréversible glas de l’occupation israélienne. Israël a déjà perdu la bataille de l’opinion. Il n’y a guère de meilleur préalable pour perdre définitivement la bataille de l’occupation. Lourdement avertis au Vietnam, en Irak, en Afghanistan ou ailleurs, les Américains devraient le signifier à leur chouchou israélien. Plutôt que de cajoler dans le sens du poil de la bête.